Culture

Violences basées sur le genre: Arts en actions sensibilise la population kinoise  

 
Lutter contre les violences basées sur le genre dans sa globalité. Tel est le leitmotiv de la campagne de sensibilisation de la population kinoise initiée par l’Association sans but lucratif Arts en actions en partenariat avec l’UNICEF et l’Union européenne. Avec pour thématique principale «Femme et homme progressons ensemble», cette activité vise à toucher une grande partie de filles et fils de la capitale RD-congolaise avant de s’étendre dans d’autres provinces du pays.
 
Lancée il y a moins d’un mois par l’Asbl Arts en actions en collaboration avec ses partenaires dans le but de sensibiliser la population contre les violences basées sur le genre sous toute ses formes, cette campagne atteint progressivement la population de Kinshasa. Environ 95 projections sont programmées dans des écoles, églises et espaces publics. Le harcèlement sexuel dans les milieux scolaires n’est qu’un élément soutiré du grand thème à savoir «Femme et homme progressons ensemble». Ce qui justifie la présence, dernièrement, d’une équipe de l’Asbl Arts en actions dans différentes écoles de Kinshasa comme c’est le cas au Lycée pédagogique et commercial de Selembao. Là, après avoir déjà sensibilisé les élèves des classes de 4ème à 6ème des humanités, Arts en actions est revenu à la charge pour les classes inférieures. Une demande des responsables de ce lycée qui se félicitent d’avoir accordé de l’espace pour la sensibilisation des élèves sur cette question aussi importante. C’est à travers la projection de la série «Femme et homme progressons ensemble» réalisée par Arts en actions et diffusée déjà sur certaines télévisions émettant à partir de Kinshasa, que particulièrement les jeunes filles encore à l’âge de scolarité ont réellement compris qu’elles doivent dénoncer toute tentative d’harcèlement sexuel dans leur milieu. Message bien capté comme d’aucuns en témoignent. Ketsia Bedel, élève inscrite en 3ème année littéraire retient un message clé véhiculé lors de cette journée de sensibilisation à l’Institut pédagogique et commercial de Selembao. «Si un professeur me dit que je n’ai pas obtenu de bons résultats, je ferai simplement un effort pour améliorer et non de se soumettre à ses propositions fâcheuses. Si son observation est faite sous forme d’harcèlement sexuel, je n’hésiterai pas un seul instant pour dénoncer cet acte aux autorités de mon école ainsi qu’à mes parents», explique-t-elle. Belle option. Bedel affirme qu’elle n’a jamais tombé dans ce genre de piège tout en invitant certaines filles victimes à dénoncer, car elles courent de nombreux risques notamment la grossesse non désirable qui conduit très souvent à la mort de la jeune fille.
Condamnant surtout le mariage précoce, cette campagne aux écoles conscientise les élèves: «le rêve chez la jeune fille est possible».
Hilaire Viminde, directeur de discipline du même établissement encourage, pour sa part, Arts en actions qui initie cette campagne de sensibilisation des élèves. A l’en croire, son école comme d’autres condamne le harcèlement sexuel en milieu scolaire conformément aux lois qui régissent l’enseignement primaire secondaire et professionnel. «Il y a des sanctions qui sont prévues dans ce sens. Dommage qu’il y a certaines élèves qui ne dénoncent pas», regrette le directeur Viminde.
Alors que Belord Mulopo, animateur, comédien et membre de l’équipe de l’Asbl Arts en actions se dit content, car, selon lui, la cible a bel et bien compris l’essentiel du message. Cet acteur appelle au sens de responsabilité dont doivent faire preuve non seulement les enseignants mais aussi toute personne adulte.
 
Patrick NZAZI  
 

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