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Prix JDH: les journalistes Zaïna Kerekere et Bertin Mungombe primés

Toujours dans sa mission de sensibiliser les journalistes sur les questions liées aux droits humains, l’Organisation non gouvernementale Journaliste pour les droits humains -JDH- a, comme d’habitude, reconnu et célébré l’excellent travail des journalistes à travers le «Prix JDH». Au cours d’une soirée organisée vendredi 4 mars dernier à l’hôtel Royal à Gombe, en l’honneur des lauréats de l’édition 2015, les responsables ont salué la qualité et la pertinence des reportages réalisés par les heureux gagnants dont deux journalistes professionnels -Zaïna Kerekere de «Numerica TV» et Bertin Mungombe, journaliste indépendant évoluant à Bukavu. A cela s’ajoute également deux étudiants en Journalisme et membres du club JDH implanté dans les universités où l’on retrouve le département de Communication.
 
Plusieurs personnalités, animateurs des institutions et structures de la corporation ainsi que les professionnels des médias ont assisté, vendredi 4 mars dernier à la soirée de remise du Prix JDH aux lauréats de l’édition 2015. Bien avant cela, Rachel Pulfer, directrice exécutive de JDH, a, tout d’abord, rappelé l’esprit du Prix JDH, organisé en partenariat avec l’Union national de la presse du Congo -UNPC-, qui consiste à primer le dur travail des journalistes et étudiants -jeunes espoirs- qui ont réalisé des reportages de haute qualité sur les droits humains afin de sensibiliser le public et encourager des changements positifs. Pour la présente édition, deux journalistes professionnels ont remporté ce prestigieux prix. Il s’agit de: Zaïna Kerekere de «Numerica TV», chaine privée émettant depuis Kinshasa et Bertin Mungombe, journaliste indépendant évoluant à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu. Pour les encourager, le staff JDH a décerné les trophées aux lauréats accompagnés d’un ordinateur portable à chacun ainsi que d’un chèque d’une valeur d’USD 500. L’ONG JDH ne s’est pas arrêtée là. Elle a ouverte une catégorie réservée aux étudiants en Journalisme membres du club JDH installé dans les établissements d’enseignement supérieur abritant le département de Journalisme ou de la Communication. Les travaux de deux d’entre eux ont été aussi récompensés. Ils ont bénéficié des outils de travail, entre autres un ordinateur portable. «Notre souhait est de voir les travaux de ces journalistes primés inspirer beaucoup de leurs confrères et consœurs afin d’appuyer la responsabilisation de toutes les parties concernées, y compris les medias», a indiqué Rachel Pulfer. La satisfaction était totale du côté des lauréats, a-t-on constaté. Pour Zaïna Kerekere, très émue, cette récompense la motive davantage à porter un regard, en tant que journaliste, sur les questions des droits humains. C’est aussi un réel défi qu’elle tient à relever. «JDH vient de m’honorer, surtout en étant encore vivante. Avec ce prix, ma progéniture saura que j’ai été primée pour un travail bien fait dans ma carrière journalistique…», a lâché la présentatrice du JT en même tant reporter de terrain chez «Numerica télévision».
Abordant dans le même sens, Bertin Mungombe a, pour sa part, reconnu que ce prix est une interpellation. A en croire ses propos, il doit encore faire mieux dans le but de changer quelque chose au pays s’agissant particulièrement des problèmes des femmes.
 
Tâche pas facile pour le jury
 
Alors qu’il était question pour les journalistes de soumettre les travaux afin de compétir, soit à la catégorie «Enfant en conflit avec la loi» ou «Mariage précoce», les deux lauréats n’ont été récompensés que pour la seconde catégorie.
Justifiant cela, le président du jury, Anaclet Vungbo, a précisé que la tâche n’a pas été de moindre pour son équipe. Leur travail était de faire ressortir avec toute impartialité et indépendance, les meilleurs reportages. Et, les qualités des travaux soumis par Kerekere et Mungombe ont fini par remporter. Qu’à cela ne tienne, Vungbo a lancé un message d’espoir et d’encouragement à tous les journalistes en général et particulièrement aux lauréats du Prix JDH, édition 2015. Alors que Tito Ndombi, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication -CSAC-, a cogné qu’il ne faut pas seulement rappeler aux journalistes qu’ils doivent faire preuve du professionnalisme et surtout du respect de l’éthique de la déontologie. Il faut aussi reconnaitre et récompenser le bon travail réalisé par les professionnels des médias comme c’est le cas avec le Prix JDH. «C’est une façon de motiver les journalistes…», a conclu Tito Ndombi. Par ailleurs, depuis 2007, JDH a travaillé avec des journalistes dans toutes les provinces de la RD-Congo: de l’embouchure du Fleuve Congo au Lac Kivu. «Le cœur de notre travail, c’est d’outiller les medias à couvrir les questions relatives aux droits humains plus efficacement, mais surtout, plus éthiquement», a laissé entendre Freddy Mata, directeur pays JDH en RD-Congo. C’est depuis 2010 que le Prix JDH a été lancé.
 
Patrick NZAZI
 

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