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Peuples autochtones, gardiens d’une riche diversité culturelle

Comme chaque année, le monde entier a célébré, le 9 août, la Journée internationale des peuples autochtones. Le thème retenu est: «Le droit à l’éducation des peuples autochtones». Déjà, la Déclaration des Nations unies sur le droit des peuples autochtones est claire à ce sujet. Dans son article 14, ce texte stipule que les peuples autochtones ont le droit d’établir et de contrôler leurs propres systèmes et établissements scolaires où l’enseignement est dispensé dans leur propre langue, d’une manière adaptée à leurs méthodes culturelles d’enseignement et d’apprentissage. Ce droit à l’éducation est aussi protégé par un certain nombre d’instruments internationaux notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Dans son message à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des peuples autochtones, la directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture -UNESCO-, Irina Bokova, a tenu à rendre hommage aux 370 millions d’autochtones de la planète repartis dans 90 pays, représentant 5% de la population mondiale dont 15% du nombre de ces individus vivent sous le seuil de la pauvreté dans le monde. Elle a réaffirmé son engagement à promouvoir et préserver leurs identités, leurs langues ainsi leurs systèmes de savoir. «Les peuples autochtones sont les gardiens d’une riche diversité culturelle et possèdent une connaissance unique des modes d’existence durables et du respect de la biodiversité», a fait savoir la directrice générale de l’UNESCO. Puis: «ainsi pour entretenir et exploiter ce potentiel, nous devons garantir à tous une éducation inclusive, équitable et de qualité. Trop nombreux sont encore les autochtones à ne pas pouvoir exercer pleinement leur droit à une éducation de qualité. Comparés aux non-autochtones, leurs enfants risquent toujours d’être moins scolarisés et risquent davantage d’être confrontés à l’échec scolaire». A en croire Irina Bokova, le droit à l’éducation est fondamental, comme le précise la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, adoptée en 2007 et la Convention de l’UNESCO concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement. La directrice générale de l’UNESCO a également laissé entendre que les systèmes de savoirs des autochtones ont cette possibilité de résolution afin d’atténuer les problèmes des effets du changement climatique. Son agence, a-t-elle poursuivi, continuera d’y puiser des ressources pour soutenir la coopération scientifique en faveur de la biodiversité et favoriser l’éducation en vue du développement durable. Le principal défi est de rassembler ce trésor de savoirs et de cultures pour en faire bénéficier à l’ensemble de la planète, dans le plein respect des droits de l’homme.
Harmony FINUNU

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