CulturePolitique

Œuvre de Pépin Guillaume Manjolo, «Les 40 épîtres», un livre majeur de liturgie politique

L’ouvrage «Les 40 épîtres» de Pépin Guillaume Manjolo, avocat, essayiste en Philosophie politique, ministre d’Etat honoraire à la Coopération internationale, intégration régionale et Francophonie et chevalier de l’Ordre national des mérites arts, sciences et lettres, a été présenté, samedi 12 octobre 2024, à la prestigieuse bibliothèque de la Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, aux hommes et femmes lettrés -es- du Congo-Kinshasa. Né d’un esprit au talent évident, ce chef-d’œuvre, publié aux éditions du Grand Lac, est séduisant.

Le talent à la fois loge et se révèle dans le genre littéraire et la qualité de l’écriture en œuvre, dans la variété des thèmes donnés à méditer, dans la profondeur de la pensée et du message que l’auteur donne à l’humanité, à travers ses compatriotes hommes et femmes de la RD-Congo. Partageant la même table avec les écrivains Jean-René et Patrick Kitenge dit Pat le Gourou, Pépin Guillaume Manjolo a expliqué que le genre qu’il a utilisé dans son huitième ouvrage est, en surface, épistolaire.

«Le texte se donne sous la forme d’épîtres, de lettres, à la manière de celles que Paul ou quelque autre Saint apôtre ou Prophète adressa à ses contemporains: pour les instruire sur ce qui peut advenir ou ce qui doit être, sur ce qu’il convient d’éviter, de corriger pour mieux se conduire aux fins de mieux être, sur ce qu’il importe de faire pour ne point ni mourir ni entrer ou demeurer dans le malheur éternel, au présent ou au futur», a-t-il expliqué.

Tout en affirmant cette belle explication, Jean-René, l’un des contemporains de Manjolien, n’a pas tardé à prononcer cette jolie pensée philosophique: «dans un monde sans d’hommes, la vérité n’a pas neuf mois pour son accouchement…». Cela veut dire, selon lui, que ce présent ouvrage fait découvrir des vérités profondes et, en même temps, de bousculer notre imaginaire. Pour Pépin Guillaume Manjolo, ces épîtres sont fondamentalement des «pensées».

A la manière de celles, sublimes, que le Français Blaise Pascal a pour l’éternité donné à méditer à l’humanité. A la manière, aussi, aux très perçants «regards sur le temps présents» que l’autre RD-Congolais, Kä Mana, a donné à aimer, dans un langage de densité de pensée et, en même temps, de fraîcheur poétique d’une extraordinaire beauté.

En communiquant le savoir, l’auteur-penseur Pat le Gourou a signalé que ces noms sont précisément les réflecteurs majeurs du présent ouvrage, aux côtés, mineurs, du philosophe Frédéric Nietzsche et quelques autres noms occidentaux qui font savoir l’ampleur enviable de la richesse de culture de l’écrivain Manjolo, qui se révèle maximalement être à la fois littéraire, juriste et philosophe.

Dans son analyse, il a souligné que l’auteur de cet ouvrage a fixé son regard sur la vie en société, sur la vie en couple en déséquilibres constants croissants, sur le mariage et le divorce, sur la jalousie et l’envie, sur la femme, sur l’instinct de possession pour soi seul et de destruction de l’autre perçu comme ennemi dangereux à immédiatement occire, sur la sexualité et les désirs inassouvis, etc. Il est important de noter que Manjolo, disciple de Nietzsche, à travers ses épîtres, ouvre de nouveaux horizons: ferme la porte à l’impénétrabilité de sa mission du monde; et offre le principe du contournement providentiel à sa partie pour la pleine participation du Kongo dans le Sud global.

Hénoc AKANO

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page