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Lina Muvaro, une passionnée de l’art culinaire

Lina Muvaro, présentatrice d’une tranche dédiée à la cuisine sur «RTVS1», s’est taillée, depuis peu, la réputation du cordon bleu. La fille cadette de Godelieve Muvaro, immortalisée dans la chanson «Muva» de Zaiko Langa langa, a parlé, dans une interview à «AfricaNews», de ses débuts à la télé en dévoilant les trucs et astuces l’ayant permis de se faire une réputation. De ses études hôtelières en passant par l’Institut supérieur de la Gombe -ISP- et à l’Ecole des arts et métiers, Lina Muvaro a acquis les compétences lui permettant de manager le restaurant «Cordon bleu».
Comment est née cette passion de l’art culinaire?
J’adore faire la cuisine depuis mon enfance. J’étais toujours près de ma mère, comme assistante, pendant qu’elle faisait ses cuisines. Mon père, en bon mangeur, prêtait toujours attention à tout repas. Sa rigueur m’a incité à développer une passion pour l’art culinaire. Grande a été ma joie de voir les gens manger avec plaisir mes plats. Cela m’a alors motivé à créer un restaurant. Dieu aidant, en 2006, l’Académie des beaux-arts de Kinshasa a contacté ma mère pour monter un bistrot en son sein. Maman va me nommer comme manager responsable de ce bistrot. Six ans plus tard, le restaurant «Cordon bleu» s’est installé dans un nouveau format derrière le home des étudiants.
Avez-vous un secret pour l’évolution de votre business?          
Chrétienne de naissance, mon plus grand secret de réussite c’est d’abord Dieu. Je ne manque jamais de donner ma dimes, mes offrandes, mes actions de grâce. J’ai toujours veillé à ce que ma cuisine soit bien faite. Je garde toujours mon environnement très propre: de la cuisine aux ustensiles en passant par le jardin des visiteurs.
Aujourd’hui, vous êtes citées parmi les meilleures femmes cuisinière RD-congolaises…
Je ne reconnais qu’une seule comme modèle et c’est bel et bien maman Godée Muvaro, ma mère. Cette brave femme ménagère, qui ne laisse aucun détail l’échapper en matière de cuisine, m’a formé jusqu’à devenir ce que je suis aujourd’hui.
D’où tirez-vous vos inspirations culinaires?
Mes inspirations ne sont tirées de nulle part ailleurs que de la nature. Aussi, je me sers des livres des cuisines européennes des couleurs des légumes tels que salade, tomate, carotte, etc.
Parmi vos recettes, il y a une qui ne vous laisse jamais indifférente?
Je me sens dans ma peau quand je fais ma recette de porc. Cette recette me laisse toujours indifférente, car je me donne corps, âme et esprit puis je mets en branle toute ma connaissance pour la réussite de cette recette. Je la nomme d’ailleurs «Porc fait maison».C’est-à-dire, porc fait à la maniéré de «Cordon bleu».
Avez-vous déjà participé à des compétitions culinaires?
Oui! La BELTEXCO a dernièrement organisé une compétition dénommée «Ba maman bakangi bwe». J’étais dans l’équipe du jury.
Quel sont les projets d’avenir de Lina Muvaro?
En tant que femme visionnaire, je dois préparer l’avenir de mes enfants. Je compte de ce fait monter une autre extension de Cordon bleu en dehors de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa et pourquoi pas en dehors de la RD-Congo.
Lina, quel genre de conseil pouvez-vous prodiguer à la jeunesse féminine RD-congolaise?
Jeune fille, apprends à te valoriser toi-même, donne le meilleur de toi, valorise tes talents, tes capacités, tes dons, c’est alors que tu seras considérée dans la société.
Propos recueillis par Audrey BOZENE

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