Culture

Le Festival «Me Ya Be» démarre ce vendredi à Kinshasa avec 28 spectacles programmés

Le rendez-vous est confirmé et le décor est planté. Ce vendredi 17 avril 2026, la grande salle de l’école belge, située au sein de l’Institut français de Kinshasa, accueillera la cérémonie d’ouverture de la 15ème édition du Festival international de danse «Me Ya Be». Devenu au fil des ans un événement majeur en Afrique centrale, ce rendez-vous de la création chorégraphique se poursuivra jusqu’au 21 avril prochain. Porté depuis ses débuts en 2011 par la Compagnie Jacques Bana Yanga, le festival s’est imposé comme une plateforme incontournable de la professionnalisation. Lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 15 avril dernier, à Kinshasa, Jacques Bana Yanga, initiateur et âme de l’événement, a rappelé l’ambition de cette édition anniversaire.

«Ce festival est un espace de liens entre les artistes RD-congolais et internationaux, mais surtout un tremplin pour révéler les talents de demain», a-t-il déclaré devant les professionnels des médias. Souriant, Jacques Bana Yanga a souligné que 28 spectacles sont annoncés avec la participation de 334 festivaliers. Selon lui, l’événement investira plusieurs lieux emblématiques de la capitale, notamment l’Espace VIK, le Centre Ntongo elamu, l’Orphelinat de Limete, l’Ecole belge et l’Institut français de Kinshasa. «Nous voulons que la danse aille à la rencontre du public, là où il se trouve», a souligné le directeur du festival, tout en indiquant que cette édition mettra un accent particulier sur la valorisation de jeunes talents locaux. «Les jeunes chorégraphes RD-congolais bénéficieront d’un espace d’expression privilégié tout au long de l’événement, avec en ligne de mire une grande création chorégraphique commune».

Plus loin dans son discours, Jacques Bana Yanga a précisé que l’événement fera cohabiter une multitude d’esthétiques, allant de la danse contemporaine au hip-hop, en passant par la capoeira, le kuduro, la salsa ou encore les répertoires traditionnels. Par ailleurs, il a précisé que cette œuvre s’inscrit dans une dynamique d’ouverture, confirmant la présence de plusieurs chorégraphes internationaux de renom pour enrichir une programmation résolument éclectique.

Toutefois, derrière la fête et l’effervescence créative, l’artiste n’a pas hésité à pointer du doigt les réalités difficiles du secteur. L’organisateur du festival a fermement dénoncé le manque d’accompagnement des artistes RD-congolais par le gouvernement, déplorant l’absence d’un soutien institutionnel fort pour porter la relève artistique locale. Invitée dans le cadre de cet événement, l’artiste suisse, Nina Berciaz, a tenu à rappeler la performance et la force de cet art.

D’après elle, la danse contemporaine a toujours existé et continue d’évoluer avec le temps. Elle a souligné avec force que cette discipline puise inévitablement ses racines dans les pratiques anciennes, tout en réunissant l’exercice délicat de s’adapter aux réalités actuelles du monde. Représentants de la Compagnie Via Luni à cet événement, Michel Marcucci et Sandrine Goût ont mis en avant l’importance cruciale de la transmission et de la création. Pour lier la parole aux actes, ils ont annoncé la tenue de plusieurs ateliers pratiques durant toute la durée du festival, permettant aux jeunes talents kinois de perfectionner leur technique au contact de professionnels aguerris.

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