Culture

Asimba Bathy prend le pari de mener la BD RD-congolaise vers ses lettres de noblesse

Journaliste, écrivain, scénariste, bédéiste, dessinateur, graphiste, éditeur, Asimba Bathy, artiste et auteur RD-congolais
Journaliste, écrivain, scénariste, bédéiste, dessinateur, graphiste, éditeur, Asimba Bathy, artiste et auteur RD-congolais
Journaliste, écrivain, scénariste, bédéiste, dessinateur, graphiste, éditeur, Asimba Bathy, artiste et auteur RD-congolais de talent exceptionnel, enfile à lui seul tous ces tuniques. Très à l’aise dans sa peau, il s’est entretenu avec la presse kinoise mardi à l’espace Bilembo, où il a révélé son ambition demener la bande dessinée -BD- de son pays vers ses lettres de noblesse. «Je voudrais écrire la nouvelle histoire de la bande dessinée RD-congolaise avec des lettres majuscules», a-t-il déclaré d’un ton serein et ferme.
Il évolue sous plusieurs casquettes et se définit comme un personnage générique, jouant à la fois le rôle de journaliste, écrivain, scénariste, bédéiste, dessinateur, éditeur, etc. Il se nomme Asimba Bathy et est motivé à fond à rehausser le niveau de la bande dessinée RD-congolaise. Très ambitieux, cet artiste voit grand et refuse de faire les choses à moitié.
Il est plus que jamais déterminé à «écrire la nouvelle histoire de la bande dessinée RD-congolaise avec des lettres majuscules». C’est son leitmotiv. Bien que difficile à accomplir, cette mission n’empêche cependant pas Asimba à la considérer comme un fardeau légitime qu’il porte sans marmonner. Son seul crédo est de «mener la bande dessinée RD-congolaise haut, très haut. Vers ses lettres de noblesse!». Pour cela, «je vais y mettre de l’énergie nécessaire», a-t-il révélé.
Soucieux de devenir une référence dans le métier du livre et de l’édition, AsimbaBathy, artiste et auteur RD-congolais de talent exceptionnel, a l’an dernier créé son propre label, «Les éditions du Crayon noir», sous lequel il a publié, en février 2014, son tout premier album BD en solo au titre de «Panique à Kinshasa». Pour vendre ce chef d’œuvre, Asimba a recouru à une stratégie hors normes, qu’il appelle «Marketing du silence», consistant à passer l’information de bouche à oreille. Une technique qui a marché super bien, car en ce moment il est en rupture de stock de cet album et la demande croit de plus en plus.
Pour les critiques d’art, Asimba a mis la barre très haut avec cet album au niveau de la qualité graphique, du scénario qui captive le lecteur dès l’attaque et, surtout, de la mise en couleur très particulière et même révolutionnaire. Il a tout simplement bousculé le langage de la BD.
Présentement, Asimba tente une nouvelle expérience dans sa carrière. Il travaille à la fois sur deux volumes dont la production est programmée pour 2016. «J’ai terminé l’écriture d’un roman basé sur une histoire réelle que j’ai vécue dans mon enfance. Aussi, je viens d’entamer les crayonnés de ma prochaine BD que je viens de créer», a-t-il annoncé. Ce deuxième album, Asimba est rassuré de le publier dans son propre label qui s’apprête en ce moment à publier un autre dessinateur.  Cela dans le seul but d’enrichir le catalogue de sa maison d’édition.
Devenir éditeur est une ambition d’enfance pour Asimba. Il a derrière lui une carrière digne d’un artiste de sa crampe. Il est créateur d’une demi-douzaine de revues dont Kin Label. Grâce à son imaginaire ad libitum, le polyvalent AsimbaBathy a pu mettre en place Amazone BD, premier magazine de bande dessinée réalisée exclusivement par des femmes artistes. Ce magazine a obtenu en 2011 la mention spéciale du jury au concours international des fanzines du Festival international de BD d’Alger. Dans son parcours, Asimba a participé à plusieurs albums collectifs. Entre autre, «Au secours!», «Congo 50», «Là-bas na poto».
Grace SUMBI
Laurent OMBA

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