Culture

Jean-Jacques Mbiya: le parcours d’un jeune artiste hors normes

S’identifiant comme citoyen du monde, Jean-Jacques Mbiya dit «Riguène» est un peintre RD-congolais. Il est né d’une famille de 3 enfants dont il est le second. Après avoir passé son enfance dans plusieurs bourgades de la ville de Kinshasa, il tombe très tôt amoureux de l’art. S’inspirant du surnom donné par sa génitrice «Tshondo Wa Mbisha Balala», qui signifie en tshiluba «le son qui réveille ceux qui dorment», il se lance dans la peinture qui deviendra son domaine de prédilection. Influencé aussi par l’univers de la rue kinoise tant nuancée de l’éducation disciplinaire qu’il recevait dans sa famille, Jean-Jacques exploite cette double facette de sa personnalité qui fera sans doute que son œuvre picturale soit un subtil alliage de curiosité, d’émotion, de réalité, de fiction, d’utopie et de vérité. En 2008, il s’inscrit à l’Institut des beaux-arts de Kinshasa, l’une de plus grandes écoles d’art en Afrique centrale. Il y passera la totalité de sa vie scolaire et ensuite il va intégrer l’Académie des beaux-arts -ABA- pour ses études supérieures, où on gardera de lui le souvenir d’un étudiant brillant, très vif et dynamique. En 2016, il va s’éloigner de la RD-Congo pour s’installer à Tunis, la capitale tunisienne, dans le cadre d’une formation en multimédia. Mais l’art ne s’éloignera pas de lui. C’est la ville de Tunis qui va devenir pour lui un tremplin, il y organisera même la première exposition de ses œuvres. Engagé même loin de son pays, Jean-Jacques peint la femme, la décrit comme une merveille de la nature, fustige toutes les discriminations dont la femme est victime. La grande partie de son répertoire d’art est cependant consacré à la nature. Visiblement, Jean-Jacques est un garçon qui est né avec la peinture.
Idriss NKEMELI

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