Culture

FECOPHI 2026: la photographie RD-congolaise s’affirme pour écrire sa propre histoire

Le compte à rebours est lancé. À quelques jours de son ouverture, le festival Congo photo international -FECOPHI- a dévoilé, le mercredi 19 août 2026, les contours de sa première édition. C’était lors d’un point de presse tenu à Losa Maison des arts, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa. Placée sous le thème: «Mémoire en lumière: de l’ombre coloniale à la vision contemporaine», cette première édition veut faire de la photographie un outil de mémoire, de création et de lecture de la RD-Congo d’aujourd’hui. Devant la presse, l’initiateur du festival, Jackson Tshisekedi, a justifié le choix de la date. A l’en croire, le 19 août correspond à la Journée internationale de la photographie.

«C’est d’abord de pouvoir mettre en place une structure sérieuse et cohérente, structurée pour ce secteur de la photographie. Mais, deuxièmement, nous avons cet objectif de faire la promotion. Comme vous le voyez sur nos bâches, notre slogan c’est: Relever, valoriser, célébrer l’image. Nous sommes dans le domaine de l’image», a-t-il déclaré.

Micro à la main, le visionnaire du festival Congo photo international a regretté la perception limitée que le public a encore de la photographie, souvent réduite à l’événementiel. Il a insisté sur la dimension de formation portée par le festival. «Nous avons aussi les formations. Du 24 au 27 août, nous avons prévu les séances de renforcement des capacités des photographes qui ont été sélectionnés par appel à candidature. Cela aura lieu au centre culturel Le Zoo, de 8h à 12h, pendant 4 jours. C’est de cette façon que nous pouvons sortir la tête pour aller de l’avant, vers l’international et même envers nous-mêmes, parce qu’avant d’aller chez les autres, vous devez d’abord vous développer vous-même», a-t-il martelé.

Les autres intervenants ont abondé dans le même sens. Tshamala Mujangi Mufika a pointé le déficit d’organisation du métier. A l’en croire, sans organisation ni formation, il sera difficile de faire émerger une véritable industrie de l’image dans notre pays. De son côté, Charles Ntumba a situé le festival dans une démarche de décolonisation du regard. «Nous devons aujourd’hui reprendre le contrôle de nos images et raconter nous-mêmes nos réalités», a-t-il déclaré.

Le vernissage officiel est fixé au samedi 22 août 2026 à 16 heures à Losa Maison des arts, avenue Suisse n°19, quartier Ngomba Kikusa, dans la commune de Ngaliema. Le festival se poursuivra jusqu’au 29 août 2026. Plusieurs activités sont annoncées, notamment une exposition photographique, des ateliers de formation au centre culturel Le Zoo, et des talks avec les artistes. L’objectif est de créer un espace de rencontre entre professionnels et public. L’accès à l’ensemble du festival est libre. Après six ans d’existence du département initiateur, selon Jackson Tshisekedi, le FECOPHI se veut le prolongement et l’accélérateur d’un travail de fond. Il a indiqué que cette édition veut faire de Kinshasa une plaque tournante de la photographie contemporaine en Afrique centrale, en partant d’abord par la formation des talents locaux.

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