
Novembre 2022 – octobre 2026. Quatre longues années se sont écoulées depuis «Amour et moi», l’album qui a offert à Gally Garvey sa place dans le paysage musical RD-congolais. Après s’être révélé avec des sonorités urbaines devenues cultes, l’artiste veut confirmer mais dans un autre registre. Pour son deuxième album disponible à partir de ce vendredi 16 octobre, «Bae national» revient aux sources et dévoile son côté «rumbiste». Le titre choisi est déjà évocateur, «ADN», comme pour dire qu’il ne s’agit pas d’un changement mais bien d’une identité révélée sans toutefois renier sa singularité. «Vous n’aurez pas l’impression que Gally a changé. Vous allez juste comprendre que c’est de la rumba mais le côté Gally demeure», a nuancé l’artiste lors de la conférence de presse de présentation de l’album.
Pour ce qu’il présente comme «l’album de la révolution», Gally Garvey propose 20 titres inédits et y inclut deux extraits déjà lancés il y a quelques mois. Loin de se contenter de sortir un nouvel album, l’artiste promet d’explorer une autre facette de son identité musicale, en s’inscrivant dans un genre profondément ancré dans le patrimoine culturel RD-congolais. Conscient de la sensibilité et de la maîtrise mélodique qu’exige la rumba, Gally se veut rassurant. «Ce sont de belles chansons, réalisées avec tout mon cœur. Il n’y a aucune raison que le public ne soit pas content», se convainc-t-il.
De «Amour et moi» à «ADN», une évolution dans la continuité
Le titre du nouvel album de Gally sonne comme une déclaration d’intention. En biologie, l’ADN renvoie à l’identité, aux origines et aux caractéristiques fondamentales d’un individu. Appliqué à la musique, il invite à s’interroger sur ce qui définit véritablement un artiste, au-delà des tendances et des étiquettes. Après «Amour et moi», qui lui a permis de se faire un nom, Gally Garvey ouvre ainsi un nouveau chapitre de sa jeune carrière. «Ce passage d’un genre à l’autre ne signifie pas nécessairement une rupture», rassure cependant l’artiste.
La tracklist dévoilée dessine déjà un univers où l’amour occupe une place de choix. La tracklist renvoie tout de suite à un répertoire qui magnifie l’amour, thème de prédilection de la rumba RD-congolaise. Connu pour ses sons qui consolent, Gally ne semble pas s’y écarter. Dimanche 11 octobre lors de la session d’écoute privée, le public a pu surfer, à travers les sonorités de Gally, dans un univers fait de l’attachement, de l’absence et des tourments du cœur ou encore du goumin. Pour plusieurs, la musique urbaine était le terminus de Gally. Mais ce dernier a refusé de dire «Na suki awa». En véritable «Guerrier», l’artiste n’a pas eu «Mal à la tête» et n’a pas non plus pris «100 ans» pour offrir un nouvel opus où les sentiments pourraient s’exprimer sans détour et consoler, faisant oublier la tristesse -«Mawa».
La rumba comme zone de confort
Pour donner une saveur particulière à son nouvel album, Gally a composé avec trois figures de proue de la musique RD-congolaise. De «Lelo» avec JB Mpiana à «Titanic» ft Reddy Amisi, en passant par la touche de Lokua Kanza dans «Fololo», la tracklist promet des étincelles. Coqueluche des «Ma nzele» -gent féminine-, Gally leur fait la part belle chantant notamment «Jessica», «Dahlia» ou encore «Lina». Des titres interprétés tout en «Douceur» en fredonnant un «I Love you». Avec vingt-deux titres au total, «ADN» se présente clairement comme un projet ambitieux.
Pour le chanteur, il sera surtout question de faire consommer son œuvre, tout en se débarrassant du cachet d’artiste exclusivement urbain. «Je sais faire de la rumba et je le fais bien», insiste-t-il, rappelant les titres de rumba contenus dans son premier album, notamment un featuring avec Koffi Olomide. «J’ai fait un détour dans la musique urbaine pour me faire ma place, je retrouve donc mon ‘ADN’», ajoute-t-il. Déjà, un accord a été trouvé avec Because music, l’un des principaux labels indépendants de musique en Europe. Ce dernier va s’occuper de l’édition de l’album mais aussi de la gestion et de la valorisation des droits relatifs. Pour Gally, «ADN» apparait donc comme une rampe vers une audience plus large. De «Que toi» à «Amour nayo», en passant par «Wapi yo», «Zonga» ou encore «Ngoo», celui qu’on surnomme «Bae national» lance une véritable invitation à entrer dans son univers fait d’amour et de sensualité.
WIDAL






