Culture

Au Roméo Golf, le rappeur Gradur et Aktif Com’, preuve d’amateurismes

gradur
C’est regrettable. La production du rappeur français d’origine RD-congolaise, Gradur s’est soldé dans la désolation totale le samedi 24 octobre 2015 au Roméo Golf. D’abord, prévu à 18 heures, le concert a débuté avec un grand retard sans excuse de la part ni de l’artiste, ni des organisateurs, notamment l’agence Aktif Communication. Pourtant, lors de la conférence de presse, tenue vendredi dernier au Beatrice Hôtel à Gombe, un des responsables de cette structure avait rassuré les professionnels des médias sur le respect de l’heure. Ce qui n’a pas été le cas. Il n’a pas tenu à sa parole.
Le public qui a répondu présent au rendez-vous n’a pu attendre jusqu’à 23 heures 45 minutes pour voir Gradur monter sur scène. Ça s’appelle manque du respect envers ce public venu des coins et recoins de la ville de Kinshasa pour assister à la toute première prestation du rappeur en RD-Congo. Plus dangereux encore, parmi les spectateurs l’on noté aussi la présence des mineurs qui avaient vraiment l’envie de communier avec leur star. Car, selon les échos parvenus de la France, Gradur fait partie des rappeurs qui ont le vent en poupe.
Aktif communication n’a pas tenu compte de tout cela ou carrément la responsabilité revient à l’artiste lui-même? s’interroge-t-on. Plus grave, dès son premier morceau sur le podium de Roméo à 23 heures 49 minutes, Gradur, qui selon lui, se sent touché par des problèmes des enfants de la rue communément appelé « Shegué », était surpris de voir un groupe des délinquants persuadé par son propre cri de guerre «Sheguey» ont escaladé la clôture de Roméo Golf et ont envahi la foule en lançant des pierres sur le public. Conséquence: quelques cas de blessures ont été signalés côté spectateurs et éléments de la police qui assuraient la sécurité.
Très fâchés contre les organisateurs qui, selon eux, ils les ont roulé dans la farine, les amoureux du rap n’ont pas trouvé un autre moyen pour manifester leur mécontentement que de lancer des sales injures à l’encontre de l’Aktif Com. «C’est une organisation de la merde! Si cette production avait commencé à l’heure prévue, on n’aurait pas subir ces désastres», clame un autre passionné du rap qui en a fait les frais en perdant son téléphone portable, alors qu’il a acheté son billet d’accès au ce spectacle dont le coût était fixé à USD 25, 50 et 100. Un autre de poursuivre avec des remords: «c’est une désorganisation totale. Et je pense que Gradur n’a pas bien compris sa cible.
Il ne faut pas mélanger les genres». La sécurité ayant failli, les mélomanes ont risqué leurs vies. Il se raconte d’ailleurs, dans les milieux des chroniqueurs de musique particulièrement rap, que cette agence en communication n’a pas été aussi à la hauteur lors du point de presse annonçant le concert. Organisée un jour avant, soit vendredi 23 octobre, cette rencontre n’avait rien du professionnalisme comme on l’en a l’habitude avec d’autres organisateurs de ce genre d’événements. L’on espère que prochainement, Aktif com’ rectifiera ses tirs en mettant tout son professionnalisme dans l’événementiel en marche.
 
René KANZUKU

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