
Le ministre des mines, Louis Watum Kabamba, a, mercredi 04 février, représenté la RD-Congo à la première réunion ministérielle sur les minéraux critiques, organisée par le gouvernement des États-Unis d’Amérique à Washington DC. Devant plusieurs délégations de plus de cinquante pays, le ministre Watum Kabamba a, au nom du gouvernement RD-Congolais, salué cette initiative américaine qui, selon lui, vise à renforcer la coopération internationale autour de chaînes d’approvisionnement responsables en minéraux critiques.
Dans son compte X, il dit avoir rappelé le rôle central que joue la RD-Congo dans la transition énergétique mondiale. «Nous produisons plus de 70% de cobalt mondial et environ 10% du cuivre, avec des exportations minières ayant dépassé USD 25 milliards en 2024», a-t-il indiqué. Et d’ajouter: «nos réserves géologiques non encore explorées représentent plus de 90% de notre potentiel et sont estimées à plus d’USD 25 milliards, un potentiel stratégique pour l’économie mondiale et le développement durable du pays».
À en croire le ministre des mines, l’ambition de la RD-Congo est claire: «passer d’un modèle extractif à une chaîne de valeur intégrée, industrielle et technologique, capable de créer des emplois et de générer une valeur durable».
Selon lui, des projets structurants comme MIFOR, dédié au développement des ressources en minerais de fer de la grande orientale et appuyé par des infrastructures énergétiques et logistiques majeures, ainsi que les programmes nationaux d’exploitation, illustrent la vision et l’engagement du gouvernement RD-congolais envers des partenariats responsables.
Louis Watum Kabamba s’est dit également heureux de récentes annonces autour du projet Vault, initié par une société implantée en RD-Congo, aux côtés du Président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, représentant une réserve stratégique américaine de minéraux critiques d’une valeur d’USD 12 milliards. «Cette initiative démontre le rôle clé de la RD-Congo sur la scène internationale et encourage nos opérateurs nationaux à se dépasser pour bâtir des industries de classe mondiale», a déclaré Louis Watum Kabamba.
Par ailleurs, il s’est dit convaincu que non seulement les investissements responsables sont un levier de stabilité, de paix et de prospérité partagée, mais aussi contribuent à transformer progressivement les économies de conflit en économies de coopération dans les régions les plus fragiles.
«La RD-Congo est pleinement ouverte aux capitaux, aux technologies et à l’expertise internationale. La RD-Congo est ouverte aux affaires», a-t-il conclu, avant de souligner que sous le leadership du Président Félix Tshisekedi, la RD-Congo franchit une nouvelle étape majeure dans sa stratégie d’industrialisation et de valorisation responsable de ses ressources naturelles.
La RD-Congo et les Emirats arabes désormais unis par les APEG
En début de semaine, soit lundi 2 février dernier au palais Qasr Al Watan d’Abu Dhabi, le ministre RD-congolais des mines a signé l’Accord de partenariat économique global -APEG- entre la RD-Congo et les Émirats arabes unis, marquant une avancée stratégique pour l’économie nationale et, en particulier, pour le secteur minier en RD-Congo.
Cet accord structurant repose sur trois axes majeurs, dont un pilier dédié aux mines et à la diplomatie économique, avec des impacts concrets. Notamment le renforcement de la traçabilité des minerais, pour garantir des chaînes d’approvisionnement responsables, transparentes et alignées sur les standards internationaux; la sécurisation des chaînes de valeur minières, appuyée par des investissements coordonnés, afin d’attirer des partenaires fiables et d’accroître la valeur ajoutée locale; la promotion de la transformation locale, au cœur de la politique minière nationale, pour positionner la RD-Congo comme acteur industriel régional, au-delà de son rôle traditionnel de producteur de matières premières; une coopération institutionnelle renforcée, notamment à travers le partenariat entre l’Académie diplomatique de la RD-Congo et l’Académie Anwar Gargash des Émirats arabes unis, favorisant le partage d’expertise, la formation et la recherche.
Selon Louis Watum Kabamba, l’APEG ouvre la voie à une nouvelle génération de partenariats équilibrés, orientés vers l’industrialisation, la création d’emplois et le développement durable du secteur minier RD-congolais. Aussi, il traduit l’engagement du gouvernement à bâtir une industrie minière moderne, transparente et créatrice de valeur, au service du peuple RD-congolais et de ses partenaires internationaux.


