
À Barcelone, lors de la table ronde de la GSMA, le ministre RD-congolais de l’Économie numérique a proposé de réduire les taxes sur les smartphones d’entrée de gamme, afin de lever le principal obstacle à l’adoption du numérique, stimuler l’innovation, l’entrepreneuriat et renforcer les recettes fiscales en RD-Congo.
Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a participé, le 2 mars 2026 à Barcelone, à une table ronde organisée par la GSMA sur la commercialisation de smartphones à 40 dollars. Cette initiative vise à lever l’un des principaux freins à l’adoption du numérique en Afrique: le coût des terminaux.
Les études présentées montrent que, malgré un taux de pénétration mobile de 65% en RD-Congo, seuls 32% de la population accèdent à l’internet mobile, en grande partie à cause du faible pouvoir d’achat. La GSMA propose ainsi une coalition entre gouvernements, opérateurs et fabricants pour réduire les taxes sur les smartphones d’entrée de gamme, transférer la pression fiscale vers les modèles haut de gamme et stimuler la production à grande échelle.
La RD-Congo figure parmi les six pays retenus pour la phase pilote. Saluant la pertinence de cette démarche, le ministre Augustin Kibassa a reconnu que le prix du smartphone constitue un obstacle majeur pour les RD-Congolais. Il s’est engagé à travailler avec les ministères concernés et les opérateurs afin de structurer une proposition fiscale équilibrée, capable d’élargir la base des utilisateurs du numérique sans créer de manque à gagner pour l’État.
Le ministre a souligné que l’augmentation du nombre d’utilisateurs de l’internet mobile permettra non seulement d’accroître les revenus du secteur des télécommunications, mais aussi de générer davantage de recettes fiscales à travers les usages numériques, compensant ainsi les allègements envisagés sur les téléphones d’entrée de gamme. Pour la RD-Congo, cette initiative représente une opportunité stratégique d’accélérer l’inclusion numérique, de stimuler l’innovation, de soutenir l’entrepreneuriat et de renforcer la transformation économique par le numérique.

