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Kin-kiey: retour décisif à la CENI

Parole d’un prétendant à la fonction suprême. Mardi soir, Tryphon Kin-kiey Mulumba a accordé un entretien exclusif à AfricaNews. Une première pour la presse depuis le dépôt de sa candidature à la présidentielle du 23 décembre 2018. L’occasion pour le Crabe de s’exprimer sur son offre politique et sur la machine à voter qu’il veut visiter dans les prochains jours en vue de se faire une idée exacte.
 
ABCE, l’Alliance des bâtisseurs pour un Congo émergent, la plateforme membre du Front commun pour le Congo -FCC-, a beau lui demander de se retirer de la course, Tryphon Kin-kiey Mulumba prend ses distances et s’en va donner davantage corps à sa candidature à la présidentielle. En privé, il affiche une assurance tranquille: «les gens doivent prendre au sérieux mon initiative, mon projet. J’ai bien mûri ma réflexion, j’y crois depuis le début». Et comme si cela coulait de source: «une présidentielle c’est toujours un homme face à un peuple. Ne nous trompons pas. En Afrique, l’ancrage sociologique fait la différence. Ceci dit, je note que les scrutins qui se sont déroulés aujourd’hui dans le monde ont tendance à porter des personnalités qui incarnent la troisième voie. Je m’en félicite». Ces derniers jours, le candidat indépendant consulte et mobilise autour de son projet porté par le Mouvement ENACE -Entreprendre, Apprendre, Comprendre, Entreprendre- dont l’ambition est de proposer «une offre politique nouvelle marquée par l’écoute et l’action en vue du redressement nécessaire de la Nation». Ses propositions sont bien identifiées et arpentent le terrain. Sécurité, école, formation, apprentissage, aménagement, entreprise, emplois, infrastructures, eau, électricité, système de santé, KKM décline de nouvelles idées. «Au centre et au cœur d’un continent en pleine transformation et d’enjeux du futur, l’immense Congo doit devenir le pôle de sécurité, de stabilité, d’innovation, d’attractivité, le hub d’imagination et d’intelligence qu’il est appelé tout naturellement à être en Afrique», projette-t-il. Dans les prochains jours, il présentera le chiffrage de son programme. Puis l’intégralité de son plan d’actions. Indispensable pour gagner en crédibilité.   Entretemps, Kin-kiey est en train de mettre en place une organisation millimétrée. Ses équipes du Parti pour l’Action -PA- et de Kabila Désir -KD- se comptent par milliers à travers le pays. Leurs compétences identifiées, ces hommes et femmes constituent une force mobilisable partout en République Démocratique du Congo.
Sur Twitter, il «avoue n’avoir -encore- rien trouvé à redire sur la pertinence et le professionnalisme de cette équipe de la CENI sortie de la cuisse de ce Jupiter congolais, le très regretté abbé Appolinaire Malumalu Muholongu». Mais il compte bien retourner à la Centrale électorale dans les prochains jours en vue de se faire une idée exacte de la machine à voter.
«A la suite de divers commentaires portant sur la ‘machine à voter’, je souhaite pouvoir visiter cette technologie en vue de m’en faire une idée exacte. Vos jours et heures seront les miens», écrit-il dans un courrier adressé le 13 août 2018 au président de la CENI, Corneille Nangaa.

Un retour, sans nul doute, décisif pour ce brillant journaliste et patron de presse qui avait fait partie du premier contingent à qui cette technologie avait été présentée par le staff de la CENI à la maison des élections. «Je ne condamne rien d’entrée de jeu. Je sais que nombre d’acteurs veulent se saisir de cette machine pour obtenir un nouveau glissement. Je trouve ça franchement désastreux pour la crédibilité internationale de notre pays», accuse-t-il.
Et d’aviser: «Nous ne pourrions pas nous le permettre. On a conditionné notre peuple sur le fétichisme des élections et des dates. Alors, allons-y sans atermoiement».
Achille KADIMA MULAMBA

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