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Sénat : Kinduelo lève le malentendu

Depuis la mise en place du bureau provisoire au Sénat avec à sa tête Pascal Kinduelo, 85 ans, la question de son remplacement par Jonas Mukamba, élu dans la province de l’Equateur à l’âge de 93 ans, fait débat dans l’opinion. Beaucoup se sont prononcés dans le sens de l’application pure et simple de la loi, poussant le président du bureau provisoire à céder sa place au plus âgé que lui, comme le dit bien la Constitution.

D’autres, par contre, se sont catégoriquement opposés à cette logique, d’autant plus que le train parlementaire était déjà en marche lorsque l’élection des sénateurs dans la province de l’Equateur a eu lieu. C’est ainsi que pour lever le malentendu, le concerné lui-même, Pascal Kinduelo a, au cours d’une plénière qu’il a tenue dernièrement, procédé à une mise au point sur la situation concernant le doyen d’âge du sénat.

«Au sujet du doyen de notre Chambre, Jonas Mukamba a été élu dans la province qui n’est pas la sienne. C’est une marque de reconnaissance pour tout ce qu’il a fait pour le pays et qui justifie l’unité et la cohésion nationales. A notre bureau, nous lui rendons hommage et nous espérons profiter de l’expertise qu’il possède» a-t-il indiqué.

Et de poursuivre: «il est venu au Sénat pendant que nous avons déjà épuisé le point sur l’installation du bureau provisoire et que nous étions au deuxième point de l’ordre du jour de la session extraordinaire relative à la validation des pouvoirs que nous venons d’épuiser. Et, présentement, nous sommes déjà au troisième point relatif à l’élaboration et adoption du Règlement intérieur et cela dans le strict respect de la loi. J’espère que, dans le futur, la loi pourra rendre les choses plus claires».

Cependant, malgré les dires du président du bureau d’âge concerné, Mukamba ne s’avoue pas pour autant vaincu, en ce sens que jusqu’à preuve du contraire, c’est l’ancien PAD de la Miba qui reste incontestablement le doyen d’âge de cette Chambre. Cette thèse continuera à alimenter l’opinion, donnant ainsi l’eau au moulin de ceux qui, partout, ne voient que la violation de la Constitution. Mais pour en arriver là, il faut avant tout commencer par balayer du revers de la main les affirmations de Pascal Kinduelo, qui consistent à ne pas retourner à la case du départ.

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