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Retombées de la mission du DGA du FPI a Kiliba au Sud-Kivu : la relance de la Sucrerie de Kivu annoncée pour bientôt

Le Directeur général adjoint  du Fonds de promotion de l’industrie -FPI-, Sam Martin Widjilowu, a conduit une délégation d’experts de son établissement et ceux du ministère de l’Industrie à Kiliba, dans le territoire d’Uvira au Sud-Kivu, afin d’évaluer l’état d’avancement des activités menées à la Sucrerie du Kivu -SUKI- sur financement du FPI, ainsi que d’identifier les contraintes liées à la matérialisation de ce projet en prélude à l’inauguration de cette sucrerie dans un avenir relativement proche. Ceci prouve à suffisance que le FPI joue sa partition dans la réalisation du plan directeur d’industrialisation du gouvernement qui vise la création et la relance de 1000 usines d’ici 2025.

Deuxième, en principe, après Kwilu-Ngongo, dans le Kongo central, la Sucrerie du Kivu -SUKI- avait interrompu sa production depuis plus de deux décennies, à la suite de la vétusté de son matériel de production et de la récurrence de l’insécurité dans la région, ainsi qu’au vieillissement de ses plantations de cannes à sucre. Après des essais en mai de l’année dernière où la SUKI a produit 200 tonnes de sucre, la Société qui compte un effectif du personnel de 1400 employés, compte embaucher 500 coupeurs de cannes et 200 personnes à l’usine, dans le cadre de la campagne 2022 en prévision de la récolte de 1000 hectares de cannes arrivés à maturité pour une production attendue de 4.000 tonnes de sucre. La mission du FPI a palpé du doigt les résultats de la mise en œuvre de ce projet salvateur pour la population de l’Est du pays, financé par le FPI.

Tel un phœnix cette usine née des cendres de la sucrerie de Kiliba, va contribuer à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs dont l’opérationnalisation de ce projet est très attendue par tous les RD-Congolais. Le Directeur général adjoint du FPI, Sam Martin Widjilowu,a marqué toute sa satisfaction quant à la matérialisation de ce projet qui s’inscrit dans l’objectif global poursuivi par le Fonds de promotion de l’industrie d’appuyer les efforts de l’Etat RD-congolais dans le développement des chaînes de valeur du secteur agro-industriel à des conditions promotionnelles. 

«L’amélioration de l’outil de production par rapport à l’investissement que lui a accordé le FPI, nous avons voulu la rentabiliser de cet outil afin que la population de cette contrée se retrouve dans le travail, nous n’avons pas encore atteint le lancement effectif, mais 1400 emplois déjà créés, c’est encourageant nous osons croire que pendant la campagne, nous atteindrons un effectif de 2500 emplois», a-t-il souligné. Et de renchérir: «puisque le FPI a financé ce projet, le devoir de la redevabilité s’impose afin d’évaluer l’investissement et son utilisation».

A l’issue de cette mission, le Directeur de cabinet adjoint du ministre de l’Industrie, Faustin Kaningu s’est dit satisfait avant d’avouer que la relance de cette usine permettra au pays de réduire la dépendance en sucre vis-à-vis de l’extérieur et, finalement, combler définitivement ce déficit. «Avoir la qualité du travail réalisé, l’espace et le terrain mis en valeur ainsi que la possibilité de création d’emplois directs et indirects, le ministre sera heureux de venir lancer la campagne de production du sucre d’ici la fin de ce mois», a déclaré le représentant du ministre de l’Industrie, Julien Paluku. Pour sa part, le DG de la SUKI, Gérard Tadebois, est confiant de démarrer avant le début du mois de novembre prochain. «En2021, l’équipe pressante avait produit 200 tonnes. A notre arrivée, nous avons corrigé les failles et avons pris le dessus. Nous comptons démarrer d’ici le début du mois de novembre. Nous aurons deux mois de campagne et pensons produire au moins 2000 tonnes de sucre», a-t-il promis.

La relance d’activités de la Sucrerie de Kivu fait renaitre l’espoir des travailleurs et de l’ensemble de la population de la cité de Kiliba qui ne jurent que sur cette unité de production considérée comme le fleuron de la région dans le secteur du sucre. Le DGA du FPI qui a encouragé l’impressionnant travail abattu sur le plan social, a martelé sur l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et de leurs familles notamment la construction et la réhabilitation des écoles, de l’hôpital et du camp où seront logés les coupeurs de cannes à sucre. Il convient de souligner qu’une fois opérationnelle, cette usine va générer plusieurs industries de 2ème transformation des sous-produits du sucre, à savoir: la bagasse utilisée comme combustible pour les chaudières et la production de l’électricité, l’écume utilisée comme fertilisant du sol et la mélasse pour la fabrication du rhum et de l’éthanol.

Après un arrêt de production en 1995, la Sucrerie de Kivu qui a repris en 2011, fonctionne aujourd’hui grâce au partenariat entre le gouvernement RD-congolais au travers le financement du FPI et de Super Group. L’objectif est de cultiver la canne à sucre sur une superficie d’environ 4000 hectares de terres, produire environ 18 000 tonnes de sucre chaque année et, enfin, offrir de l’emploi direct à plus de 3000 ménages RD-congolais. A long terme, l’objectif est de permettre à la Sucrerie de Kivu d’atteindre sa vitesse de croisière avec une production évaluée à plus ou moins 25.000 tonnes l’an. Selon les estimations chiffrées, l’effectif du personnel à recruter devrait doubler pour atteindre, au courant de l’année prochaine, 3.000 employés directs issus essentiellement des communautés locales.

DK

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