Actualités

RDC: Véron Mosengo en sursis de 48h au TAS: le 16 septembre ou la condamnation par défaut

Acculée au Tribunal arbitral du sport par Rainier Patrice Mangenda Suku Swa qui conteste l’élection du 20 mai, la FECOFA a, en dernière minute, obtenu jusqu’au 16 septembre pour dire si elle accepte de financer sa propre défense. A défaut, elle s’expose à une sentence par défaut.

Le 14 septembre 2026, Lausanne a répondu. En une page signée Pauline Pellaux, conseillère à la Chambre d’appel, le TAS accorde à la fédération congolaise l’ultime délai réclamé.

Trois jours plus tôt, l’instance avait sollicité ce sursis dans l’affaire TAS 2026/A/12613 qui l’oppose à Mangenda. Requête portée par son conseil, Me Jean-Samuel Leuba du cabinet suisse HCML Avocats, avec ce motif laconique: «J’attends encore un retour de ma mandante». Aveu d’hésitation à Kinshasa.

Ce répit est un piège. Le Greffe rappelle que la FECOFA a fait savoir qu’elle ne participerait pas au paiement des avances de frais et lui fixe désormais une date couperet: «L’intimée est invitée à indiquer, d’ici au 16 septembre 2026, si elle souhaite reconsidérer sa position. À défaut, il sera considéré qu’elle maintient son intention de ne pas participer au paiement.»

L’injonction prolonge un premier avertissement du 8 septembre. Ce jour-là, le TAS avait transmis à la FECOFA les observations de Mangenda du 7 septembre, tout en rappelant qu’il revient à la Présidente de la Chambre d’appel de statuer sur la suite, selon l’article R50 du Code.

Derrière la technique, le politique. Ancien secrétaire général adjoint sous Constant Omari, Mangenda attaque le scrutin du 20 mai qui a installé Véron Mosengo-Omba, à la présidence. Candidat écarté, il dénonce depuis mai devant la Commission d’éthique de la FIFA une «fraude caractérisée», visant un PV d’assemblée extraordinaire du 11 janvier 2025 qu’il juge falsifié et des règles modifiées en cours de procédure.

Si le 16 septembre le virement bancaire n’est pas effectué, la procédure se poursuivra sans elle. L’intraitable Mangenda pourra consigner seul l’intégralité de la provision et obtenir une sentence sans débat contradictoire.

Une élection invalidée depuis la Suisse pour défaut de défense replongerait le football congolais dans la crise de gouvernance que le passage par le CONOR devait clore. La FIFA, qui a déjà mis sous tutelle le Cameroun, le Tchad ou le Kenya pour des cas similaires, pourrait devoir intervenir de nouveau.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page