ActualitésNation

RDC : Sama Lukonde échange avec les directeurs de l’ONUDI et de l’OSCEP

Le 1er avril dernier, les stratégies sur la transformation locale des ressources naturelles et l’éthique dans la gestion des biens publics en RD-Congo ont été évoquées au menu des échanges entre le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, le Directeur régional de l’ONUDI et le Directeur général de OSCEP, à Kinshasa.

Avec le Directeur régional, couvrant l’Afrique centrale, de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, Jean B. Bakole, le Premier ministre s’est penché sur l’analyse des possibilités de créer des industries pour la transformation locale des ressources naturelles de la RD-Congo. «Nous avons échangé sur les stratégies idoines pour engager le pays dans la transformation locale des ressources naturelles et la diversification de son économie. Question de mettre à profit ces ressources nationales en vue de créer de la richesse qui pourra engendrer les emplois.

Le nouveau patron du gouvernement a insisté sur la vision donnée par le Chef de l’État, celui d’engager les produits du sol RD-congolais à la transformation locale pour répondre aux besoins locaux et d’exportation à l’étranger, spécialement dans le contexte de la Zone de libre échange au niveau africain», a déclaré le directeur de l’ONUDI, se disant confiant en «un changement de paradigme sur le plan économique». Puis: «La RD-Congo ne sera plus un pays qui attend consommer des produits extérieurs. Mais commencera de produire, de transformer des produits locaux et de les amener à un niveau optimal de qualité pour qu’ils soient compétitifs sur le plan du marché local et international».

Il a annoncé que l’ONUDI est prête à mettre son expérience au niveau international au profit de la RD-Congo en l’accompagnant et en l’aidant à asseoir les stratégies industrielles qui peuvent impulser une économie diversifiée basée sur la transformation locale susceptible de créer beaucoup d’emplois. «En collaboration avec le gouvernement qui est en train d’être mis en place, l’ONUDI va développer un programme de l’industrialisation accélérée du Congo», a-t-il dit, évoquant l’engagement du Premier ministre à conduire le pays avec une nouvelle stratégie économique qui ne sera pas uniquement basée sur les minerais mais également sur l’agro-industrie pour accroître les capacités du pays en richesse et en emplois au profit de la population.

«Il y a lieu de garder l’espoir»

Pour sa part, le Directeur général de l’Observatoire de surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle -OSCEP-,  le Professeur Saint Augustin Mwendabali a échangé avec le chef du gouvernement sur les principes directeurs de l’éthique dans la gestion des biens publics par les futurs dirigeants en RD-Congo. «Il y a lieu de garder l’espoir. Le social est à la Une. Le social est un axe de la composante de la vision du Chef de l’État. Mais il ne peut pas y avoir du social avec le coulage des recettes, quand les individus bradent le bien commun de la République, quand tout le monde vient au gouvernement avec l’espoir de s’enrichir. Cet enrichissement instantané est très fort ponctué par une crise morale aigue. L’homme RD-congolais a perdu confiance en lui-même, il ne fait que considérer les antivaleurs comme des béquilles. Ça ne peut pas durer, il faut mettre l’éthique à sa place», a-t-il indiqué, paraphrasant l’adage qui dit: «un État sans éthique est comparé à un corps sans vie».

De même, selon lui, une entreprise qui ne met pas l’éthique au centre de sa production, est une entreprise vouée à l’échec. «Nous devons avoir une compréhension commune de ce phénomène qui est trop négligé par le peuple RD-congolais. Quel est ce pays qui peut se construire avec le style de prédation où on doit arracher tout. Quand le Président dit le peuple d’abord, c’est tout un programme, toute une idéologie. Le peuple d’abord signifie qu’il y a eu un temps où le peuple n’était pas considéré. Maintenant, le Président veut corriger l’écart qui a caractérisé notre pays en introduisant de nouvelles donnes pour accorder l’importance au peuple, souverain primaire. Celui qui me donne sa voix, c’est lui mon patron. Et le Président, le ministre et le mandataire ne sont que des sujets qui doivent servir le peuple», a souligné le Directeur général de l’OSCEP.

Le gouvernement Lukonde est attendu de pieds fermes pour combattre les antivaleurs et engager le pays sur la voie de l’éthique et du développement.

Octave MUKENDI

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fermer
Fermer