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RDC: Sakombi Molendo mitonne un nouveau et attractif code pétrolier

Le ministre des Hydrocarbures, Aimé Sakombi Molendo, caresse le rêve de placer le secteur pétrolier RD-congolais dans l’orbite des géants africains de l’or noir. «La politique du gouvernement, c’est d’explorer, de produire et le gouvernement ne reculera plus», a rassuré Molendo Sakombi dans un entretien, le weekend dernier, avec Jeune Afrique. Une semaine après l’annonce, le 2 mai en Conseil des ministres, de l’ouverture à l’exploration de 52 nouveaux blocs pétroliers dans la cuvette centrale, le patron des ressources fossiles RD-congolaises ne cache plus son ambition, malgré la levée de boucliers de certaines organisations environnementalistes. Pas question pour Molendo de faire marche arrière en dépit de l’appel de ces organisations réunies au sein de la coalition «Notre terre sans pétrole».

Le plan Molendo est clair: maintenir les «efforts continus» pour «valoriser le potentiel pétrolier national et attirer les investissements dans le secteur des hydrocarbures». Le schéma tracé se veut surtout respectueux des normes environnementales. Cette politique pétrolière écoresponsable est marquée notamment par la détoxification des blocs. Molendo a également affirmé avoir «amputé toutes les aires protégées». «Ce travail a été fait avec une expertise avérée du ministère de l’Environnement», a rassuré le ministre Sakombi. Une manière pour lui de tordre les cous aux mauvaises langues qui tentaient d’opposer l’ambition pétrolière de la RD-Congo et à son engagement d’être un «acteur clé dans la lutte mondiale contre le dérèglement climatique, et tirer ainsi de manière durable le maximum de bénéfice de ce crédit carbone».

Avec ce réaménagement et après l’échec des appels d’offres de 2024 concernant 30 blocs gaziers et pétrolier, Molendo a définitivement appris la leçon. Selon lui, la débâcle était la conséquence d’un «code pétrolier peu attractif», en plus de «l’absence de données sismiques précises et à la présence d’aires protégées dans les blocs proposés». Pour y remédier, il a annoncé l’imminence de la proposition d’un nouveau code pétrolier au Conseil des ministres. Ce document régulateur devrait être transmis au Parlement pour examen lors de la session de septembre. Une fois adopté, le texte pourrait inaugurer une nouvelle ère pour le secteur pétrolier en RD-Congo. Là encore, Molendo a des idées précises: s’inspirer du modèle du Congo-Brazzaville et de l’Angola, deux pays que le ministre RD-congolais a récemment visités pour s’abreuver des avancées réalisées. En clair, Kinshasa veut attirer les majors américains sur son territoire. «Nous allons vers une collaboration plus accrue avec les majors américains», a révélé Molendo, confirmant, du reste, l’existence des «pourparlers avancés» avec trois sociétés américaines.

Les 52 blocs ouverts à l’exploration vont «très prochainement» faire l’objet d’études sismiques avec «des partenaires spécialisés» et des «technologies de pointe». L’objectif du gouvernement RD-congolais est d’avoir dans un avenir proche une «data room hautement sécurisée avec des données précises sur [les] différents [blocs]» afin de mettre fin à la sous-exploration du pays et diversifier une économie largement portée par les mines.

WIDAL

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