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RDC : Muyaya, Mayaka et Ngunga sensibilisent pour une appropriation nationale du Génocost

L’engagement et la détermination du gouvernement RD-congolais à parvenir à la reconnaissance internationale du génocide RD-congolais est aujourd’hui une réalité. C’est dans ce cadre qu’il convient de situer le briefing presse qui a eu lieu jeudi 3 avril, et qui était exclusivement consacré à la table ronde sur l’appropriation nationale du Génocost. Concrètement, c’est un briefing qui fait suite à cette table ronde et qui a connu la participation des personnalités issues des structures liées à cette conférence.

En clair, le ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, et ses deux invités du jour, à savoir:  Charles Mayaka, membre de la coordination du comité scientifique préparatoire de la table ronde et de la CIA VANR, et Kevin Ngunga Makiedi, Directeur général adjoint en charge de l’Administration et des Finances du Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité -FONAREV-, ont coanimé, jeudi 3 avril dernier au Studio maman Angebi de la RTNC, un briefing presse ayant pour thème central: «La table ronde sur l’appropriation nationale du Génocost».

D’entrée de jeu, le ministre Muyaya a planté le décor de cette rencontre avec un extrait du discours du Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi, prononcé à l’ouverture des travaux de cette table ronde, sur les tenants et les aboutissants de cette rencontre, dans le seul souci de parvenir à la culture de la paix. Puis, il a eu les mots qu’il faut pour sensibiliser tous les RD-Congolais sur l’appropriation collective du Génocost, compris, selon Kévin Ngunga Makiedi, comme étant un concept de commémoration du génocide RD-congolais, selon la loi du 6 décembre 2022 portant principes fondamentaux relatifs à la réparation des victimes de violences sexuelles.

Soit dit en passant que, selon cette loi, le 02 août de chaque année a été institué comme étant la date commémorant ce génocide qui, lui-même, n’est qu’un terme juridique, signifiant tout crime qui consiste à exterminer une communauté, qu’elle soit ethnique, tribale, religieuse ou raciale… Mais comment procéder pour établir l’existence de ce génocide commis en terre RD-congolaise afin de parvenir à sa reconnaissance internationale? Parlant d’une seule voix, tous les co-animateurs du briefing ont expliqué que le travail doit commencer par la documentation des faits, suivie de l’identification des cas et/ou des victimes, avant de faire un argumentaire accompagnant tous les cas documentés et bien identifiés. Question d’éviter de retenir d’autres personnes à la place des ayants droit, ou de réparer les non victimes.

L’initiateur du nouveau narratif a invité les médias à s’investir dans cette sensibilisation qui pourra également se prolonger à travers les écoles, les universités… Il a été permis de noter que la table ronde qui vient de se tenir, affiche clairement l’engagement et la détermination du gouvernement à assurer au génocide commis en RD-Congo, une reconnaissance internationale. En d’autres termes, elle marque un moment de rupture avec le passé où ce génocide était jeté dans les oubliettes, alors que les tueries se faisaient à ciel ouvert, dans la partie Est de la RD-Congo. Pour ce faire, il ne s’agit pas que des crimes du moment, mais il faudra remonter dans le temps afin d’inventorier tous les actes similaires qui ont été commis dans le passé.

«Durant les 30 années de massacres et de tueries à l’Est», a expliqué le ministre Muyaya. Comme pour dire que la sensibilisation prend en compte le génocide d’aujourd’hui et d’hier. Selon l’intervenant Serge Mayaka, membre du Comité préparatoire de la table ronde, qui s’est appesanti sur les aspects pédagogiques et techniques liés au Génocost, a souligné l’importance de cette appropriation par la population RD-congolaise, disant «qu’une sensibilisation accrue, notamment à travers l’enseignement secondaire et universitaire, est essentielle  pour que les jeunes générations puissent bien comprendre l’histoire de leur pays».

Le ministre Muyaya s’est par la suite insurgé contre toute politisation du Génocost, insistant sur son importance cardinale dans la transmission de la mémoire collective, surtout auprès des jeunes générations.

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