
Un an jour pour jour après la prise de Goma par les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par Kigali, l’opposant RD-congolais Martin Fayulu brise le silence. Dans une déclaration virulente, le leader de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement -ECiDé- dénonce une «souveraineté piétinée» et réclame, plus que jamais, la tenue d’un dialogue national inclusif pour sauver l’unité du pays.
Pour l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2023, le constat est sans appel: la ville n’est pas seulement occupée, elle est administrée par procuration. «Voilà un an que Goma vit sous une administration soumise aux intérêts rwandais», a-t-il martelé, pointant du doigt l’incapacité du pouvoir central à restaurer l’intégrité territoriale.
Le dialogue national, «une nécessité vitale»
Face à ce qu’il qualifie de «piétinement de notre souveraineté», Martin Fayulu ne voit qu’une issue: «le dialogue national inclusif». Selon lui, ce n’est pas une simple option politique, mais une «urgence» et une «nécessité vitale» pour éviter la balkanisation définitive du pays.
Il avait précédemment qualifié l’Accord de paix signé à Washington en juin 2025 de «piège» déséquilibré au profit du Rwanda. «Non, ce n’est pas un accident, c’était prévisible. L’accord était un piège que Monsieur Kagame a tendu à Monsieur Félix Tshisekedi», a-t-il affirmé sans ambages.
Un appel à la résistance patriotique
En s’adressant aux «patriotes RD-congolais», Fayulu tente de réveiller la conscience nationale. En rappelant que «la RD-Congo ne se négocie pas», il exhorte la population, et particulièrement la jeunesse, à se mobiliser pour défendre la dignité nationale. La ville de Goma demeure dans une situation sécuritaire et humanitaire critique, marquée par l’effondrement des institutions publiques et des coupures de communication.
Hénoc AKANO

