
Représentant la RD-Congo à la conférence Investing in African Mining Indaba 2026, qui se tient à Cape Town, en Afrique du Sud, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, est sur tous les fronts en vue de faire tirer profit à son pays de ces assises combien importantes pour le décollage du secteur minier en Afrique. Dans cette optique, le patron du secteur minier RD-congolais a présidé, mardi 10 février dernier, à Cape Town, la cérémonie officielle de signature d’un accord de partenariat entre l’Entreprise Générale du Cobalt -EGC- et Eurasian Resources Group Africa -ERG Africa-, pour l’encadrement et l’organisation de l’exploitation minière artisanale sur plusieurs sites appartenant au groupe kazakh, principalement dans la province stratégique du Lualaba.
C’était en présence de responsables institutionnels, d’acteurs du secteur minier et de partenaires internationaux réunis pour cette grande messe annuelle de l’industrie minière africaine. Par cette alliance, les deux parties, EGC et ERG Africa, ont franchi un pas décisif vers la formalisation de l’exploitation minière artisanale en RD-Congo.
Prenant la parole, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a souligné que cet accord s’inscrit dans une logique de responsabilité partagée entre l’État RD-congolais et les opérateurs miniers industriels, avec l’ambition de concilier les impératifs économiques, sociaux et environnementaux d’un secteur clé pour l’économie nationale.
«Cet accord de partenariat marque une avancée majeure dans la gestion de l’exploitation artisanale, longtemps confrontée à des défis de sécurité, de traçabilité et de cohabitation avec les mines industrielles», a-t-il indiqué. Concrètement, le protocole d’accord prévoit la structuration de l’exploitation artisanale en zones dédiées, offrant aux creuseurs un cadre de travail sécurisé, organisé et conforme à la réglementation en vigueur. Cette approche vise à réduire les conflits d’usage des espaces miniers et à améliorer les conditions de travail des mineurs artisanaux.
Traçabilité et standards internationaux
Selon Louis Watum, l’accord met également un accent particulier sur la traçabilité de la production minière, un enjeu central dans un contexte de transition énergétique mondiale et de demande croissante en minéraux critiques.
Les parties s’engagent à garantir une exploitation responsable, conforme aux principes directeurs de l’OCDE, afin de répondre aux exigences des marchés internationaux en matière de diligence raisonnable et de chaînes d’approvisionnement responsables. Par ailleurs, le partenariat entend renforcer la cohabitation entre mines industrielles et artisanales, dans le respect des droits légaux et des investissements de chaque acteur, tout en favorisant un climat de collaboration plutôt que de confrontation sur le terrain.
Un levier pour le développement local
Au-delà des aspects techniques et réglementaires, l’accord vise à favoriser le développement durable des communautés locales, en intégrant l’artisanat minier et la mine à petite échelle dans un cadre légal, socialement acceptable et économiquement viable. Il s’agit de faire de l’encadrement et de l’organisation de l’exploitation minière artisanale un véritable levier de développement local, créateur d’emplois et de revenus, tout en limitant son impact environnemental.
«L’inclusion, la sécurité et la formalisation constituent les piliers d’un secteur minier équilibré, capable de soutenir la transition énergétique mondiale sans sacrifier les intérêts des communautés riveraines», a déclaré Louis Watum, qui a salué une initiative s’inscrivant pleinement dans la vision du gouvernement RD-congolais de moderniser et d’assainir le secteur minier. Avec ce partenariat stratégique entre l’EGC et ERG Africa, la RD-Congo envoie un signal fort aux investisseurs et à la Communauté internationale, notamment celui d’un pays résolument engagé sur la voie d’une exploitation minière responsable, inclusive et durable.
Olitho KAHUNGU

