
L’autorité congolaise de réglementation pharmaceutique -ACOREP- a ordonné, jeudi 26 août, le retrait immédiat des autorisations de mise sur le marché des spécialités et génériques à base de Dichlorvos -DDVP. Première marque à être concerné par cette mesure, l’insecticide «Sniper» qui paie les nombreuses «alertes sanitaires» et les multiples «cas récurrents d’intoxications aigues et mortelles liés à l’exposition au Dichlorvos». Cette interdiction concerne à la fois l’importation, la vente et l’utilisation de «Sniper»
À Kinshasa comme dans plusieurs villes de la République Démocratique du Congo, le petit flacon de Sniper fait partie des produits que l’on retrouve facilement dans les boutiques, marchés et ménages. Utilisé depuis des années pour lutter contre les moustiques et autres insectes, cet insecticide appartient désormais à la catégorie des produits dont les RD-Congolais doivent se débarrasser.
Pour justifier cette décision l’ACOREP s’appuie également sur des données scientifiques faisant état d’importants risques toxicologiques associés à cette substance. Bien plus qu’une simple mauvaise utilisation du produit, c’est toute la composition qui est mise en cause.
Depuis le début de l’année, des vidéos devenues virales faisaient état d’intoxications dus à ce produit dans plusieurs communes de la ville de Kinshasa. En interdisant la commercialisation de Sniper, l’ACOREP s’engage en même temps à contrôler le marché et promet des sanctions aux contrevenants. La RD-Congo rejoint ainsi plusieurs pays qui ont également interdit l’utilisation de ce produit. En France, le produit a été déclaré «dangereux pour la santé» depuis septembre 2023 suite à la présence du même Dichlorvos, une «substance chimique toxique interdite à la vente»
WIDAL
