
Dans le cadre de la mobilisation générale décrétée par le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi lors de son dernier discours à la nation, la réduction du train de vie des institutions a occupé une place de choix parmi les moyens proposés. Lors de la dernière Réunion du Conseil des ministres présidée, vendredi 7 février, par la Première ministre Judith Suminwa, le ministre d’Etat en charge du Budget, Aimé Boji, a présenté au Conseil des ministres, les modalités pratiques de cette mesure, dont on sait d’ores et déjà qu’elle ne concerne pas les fonctionnaires et agents de l’Etat, mais plutôt les institutions publiques de l’Etat.
Ce, sur base des simulations, de mise en œuvre et de suspension de certaines dépenses, conformément à l’instruction du Président de la République datant de la trentième Réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue le 31 janvier 2025. Les économies ainsi dégagées constituent des sources de trésoreries qui seront à renforcer par d’autres ressources.
En ce qui concerne la réduction proprement dite du train de vie des institutions publiques, des coupes seront opérées sur les frais de fonctionnement et les interventions économiques des institutions politiques et cabinets ministériels, sur les interventions économiques des institutions. Et ce n’est pas tout, dans la mesure où des coupes seront également effectuées sur les rémunérations des membres des institutions publiques, mandataires publics et membres des cabinets publics. Celles-ci porteront sur les émoluments de base et primes permanentes hors impôts retenus.
Quant à la suspension des dépenses spécifiques, elle portera sur des évacuations sanitaires et des missions de service, à l’exception de celles qui concourent à la mobilisation des recettes, à la sécurisation du pays, ou au front diplomatique de la guerre. Toujours s’agissant des mêmes coupes, elles concernent également la suspension des acquisitions des véhicules, excepté ceux liés aux opérations sécuritaires, les ambulances et les tracteurs. Il est à noter que, dans le même cadre de cet effort de guerre, le secteur privé a été appelé à faire des dons ou à constituer des fonds pour soutenir directement les Forces armées de la République démocratique du Congo -FARDC- et les Wazalendo. Les associations sans but lucratif et toute personne de bonne volonté sont également invitées à s’associer à cette opération.
A cette même fin, le ministre d’Etat en charge du Budget s’est fait fort d’informer que des comptes bancaires dédiés à la solidarité nationale sont ouverts dans différentes banques commerciales et des outils numériques, à l’instar de la plateforme wwwsolidriteest.com, seront mis à contribution pour faciliter la collecte des fonds.
De ce fait, les entreprises du Portefeuille ont déjà initié le processus de collecte des fonds au travers des contributions volontaires. Quant aux sociétés d’économie mixte, elles sont disposées à contribuer avec des avances sur leurs dividendes. Lors de cette 31ème Réunion ordinaire du Conseil, les ministres en charge du secteur des Télécommunications et pétrolier ont également été invités à proposer des mécanismes par lesquels ces secteurs pourront contribuer à cet effort de guerre.


