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Kinshasa exige la reconnaissance de l’écocide dans le droit pénal international

Les échos en provenance des travaux de la COP30 qui se tiennent à Belém, au Brésil, font état de la RD-Congo, qui a réaffirmé avec force l’urgence d’une reconnaissance internationale du crime d’écocide, au même titre que les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Cet appel a été lancé, mercredi 12 novembre 2025, par la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndanbo, lors d’un dialogue tenu en marge de la COP30. La RD-Congo a insisté sur le fait que la justice environnementale doit être consacrée comme un pilier fondamental du droit international.

«Nous sommes convaincus que la stabilisation durable passe par la protection des écosystèmes et que la reconnaissance de l’écocide, pour laquelle Kinshasa travaille en vue de son intégration dans son cadre légal, peut constituer un instrument juridique essentiel pour prévenir les dégradations environnementales majeures», a déclaré la ministre Marie Nyange Ndanbo.

Le panel a rassemblé d’éminentes personnalités des quatre continents, toutes unies par la conviction que protéger l’eau, c’est protéger la vie. Les discussions ont mis en lumière la manière dont la reconnaissance de l’écocide peut renforcer la défense des écosystèmes fluviaux -des rivières du Congo au Gange et à l’Amazone- ainsi que des communautés qui en dépendent.

La reconnaissance de l’écocide dans le droit international vise à établir une limite morale et juridique contre la destruction délibérée de la nature. À ce sujet, Marie Nyange a cité la partie orientale de la RD-Congo comme un exemple éloquent d’écocide impuni, perpétré aux côtés d’un génocide en cours par l’armée rwandaise. Et de renchérir: «s’attaquer gravement à nos forêts, à nos rivières ou à nos océans revient à s’attaquer à la vie elle-même».

Face à la menace de pollution sévère et souvent irréversible qui pèse sur les systèmes fluviaux du monde, la reconnaissance de l’écocide comme crime international représente une opportunité historique de renforcer la responsabilité mondiale pour la protection de ces “artères vivantes de la Terre”. Ce dialogue intercontinental se veut porteur d’espoir pour une action collective mondiale en faveur de la préservation de l’eau propre, essentielle à la survie de tous les êtres vivants.

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