
La tension monte au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie. Après trois jours de sit-in restés sans réponse, les agents administratifs annoncent une grève sèche à compter du lundi 7 juillet 2025, pour exiger la satisfaction de revendications jugées «légitimes et urgentes». Dans une correspondance adressée le 1er juillet à la ministre d’État Thérèse Kayikwamba Wagner, la coordination syndicale expose les griefs à l’origine de ce mouvement: paiement intégral des arriérés de primes complémentaires; intégration effective dans l’état liquidatif afin de faire passer le paiement de ces primes du mode trimestriel au mensuel; règlement des 20% restants pour atteindre 100% de la grille barémique, conformément aux engagements déjà pris par l’administration.
Malgré un sit-in de trois jours mené dans le calme, les syndicalistes dénoncent l’absence totale d’avancées ou d’ouverture au dialogue de la part de leur hiérarchie. Une situation qu’ils jugent intolérable et qui les pousse à durcir le ton. Ironie du calendrier, cette crise éclate alors que la ministre Thérèse Kayikwamba rentre tout juste de Washington, auréolée du succès diplomatique de l’accord de paix signé entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda. Mais à peine revenue au pays, elle est rattrapée par une contestation interne de grande ampleur.
Les délégués syndicaux se disent toutefois prêts à dialoguer si une main leur est tendue. En attendant, la menace de paralysie plane désormais sur le fonctionnement de la diplomatie de la République Démocratique du Congo.


