
La Ligue des patriotes congolais de la Diaspora -LPCD- apporte son soutien total à la tenue du dialogue national annoncé par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Dans une déclaration faite à Bruxelles le 28 août 2026 et signée par Sarah Muepu, coordonnatrice et chargée de communication de la coordination Europe-Amérique de la LPCD, cette structure de la Diaspora RD-congolaise affirme vouloir contribuer activement au processus, tout en fixant des lignes rouges qu’elle juge non négociables. Au premier rang de ses préoccupations: éviter que ce forum ne reproduise les travers des arrangements politiques ayant marqué le passé.
Pour la LPCD, le contexte politique, institutionnel et sécuritaire actuel impose un engagement «républicain sans faille». La Diaspora entend ainsi mettre son expertise, son intelligence collective et son patriotisme au service de ce qu’elle considère comme un rendez-vous majeur pour l’avenir de la RD-Congo.
La Diaspora veut peser dans les réformes
Forte de son implantation notamment en France, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Canada et aux États-Unis, la LPCD affirme être disposée à mobiliser ses forces vives et à désigner ses représentants au sein des commissions préparatoires et techniques du dialogue national. Mais cette disponibilité est assortie d’exigences. La Ligue estime que le futur forum doit être avant tout un espace de débat citoyen, scientifique, technique et souverain, consacré aux réformes structurelles majeures, à la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, à une gouvernance transparente et à la mise en place d’une justice transitionnelle rigoureuse en faveur des victimes.
La LPCD insiste également sur la nécessité de replacer le peuple au cœur du processus politique. Elle rejette, à ce titre, toute formule susceptible de consacrer le partage du pouvoir sur la base du chantage militaire, du clientélisme politique ou d’accords conclus en dehors du cadre constitutionnel.
«Pas de Sun City bis»
Le principal avertissement de la Diaspora porte sur le risque de voir le dialogue national se transformer en une nouvelle conférence de partage du pouvoir. Pour la LPCD, «ce dialogue national ne peut pas, et ne doit sous aucun prétexte, se transformer en un “Sun City bis”». La structure affirme notamment que le peuple RD-congolais ne devrait plus accepter que le destin national soit confié aux porteurs d’armes, que des amnisties générales ou déguisées bénéficient aux auteurs de crimes graves, ou encore que des arrangements politiques de circonstance prennent le pas sur les institutions de la République. La LPCD refuse également toute marginalisation de la Diaspora dans les grandes réformes institutionnelles.
Elle revendique sa participation pleine et entière au processus, estimant que les RD-Congolais de l’étranger constituent une force importante pour le développement et l’avenir du pays. Dans cette perspective, la Ligue réaffirme sa disponibilité immédiate à désigner ses délégués pour intégrer les commissions préparatoires et techniques du dialogue. Elle entend y porter «avec force et dignité» la voix et les propositions des millions de RD-Congolais vivant à l’étranger.
À Bruxelles, la LPCD affiche ainsi une position à la fois favorable au dialogue national et vigilante sur ses modalités. Elle se dit prête à y prendre part, à condition que le processus débouche sur des réformes durables et ne reproduise pas les compromis politiques du passé qu’elle juge préjudiciables à la souveraineté nationale. Fidèle à ce qu’elle présente comme son engagement envers la République, la Ligue appelle enfin les forces vives de la Diaspora à se mobiliser pour défendre, selon ses termes, les «intérêts supérieurs de la Nation».

