
Dans un communiqué de presse signé par Mgr Donatien N’shole, Chapelain de Sa sainteté le Pape et Secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO-, les Évêques et Archevêques de la RD-Congo ont insisté sur la nécessité de renforcer la cohésion nationale afin de décourager les alliances avec les prédateurs étrangers.
«Soucieuse de l’édification de la paix et de la promotion du bien-être de la population RD-congolaise, en vertu de l’option préférentielle de l’Église pour les pauvres et sa mission prophétique; la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO- rencontre régulièrement les autorités RD-congolaises et les encourage constamment à faire plus afin que les communautés formes d’atrocités retrouvent leur inquiétude», a mentionné la CENCO dans son communiqué de presse.
Et de poursuivre: «c’est dans cet ordre d’idées que, entre 2022 et juillet 2024, la CENCO a mené près de dix missions de plaidoyers à l’étranger auprès des partenaires internationaux de la RD-Congo, notamment les organisations de la Société civile, les Églises sœurs, les responsables de diverses institutions et organisations aux États-Unis, en Europe, en Grande Bretagne et en Afrique dans le seul but de les inciter à s’impliquer dans la réalisation de la crise. C’est à juste titre que la CENCO apprécie leur ouverture et les en félicite».
En outre, ces prélats ont exhorté les gouvernements du Rwanda et de la RD-Congo à respecter l’accord de cessez-le-feu signé à Luanda, en Angola, il y a quelques jours. L’épiscopat RD-congolais en a appelé également à la solidarité des partenaires internationaux afin qu’ils appuient effectivement cette feuille de route. Cependant, la CENCO a appelé l’impérieuse nécessité de permettre à toutes ces femmes, à tous ces enfants et à tous ces hommes déplacés par la force de l’insécurité récurrente de vivre dignement et en paix dans leurs terroirs.
«Les initiatives observées, ces derniers temps, précisément les trêves humanitaires et l’Accord de cessez-le-feu signé à Luanda entre le Rwanda et la RD-Congo attestent que les positions des parties prenantes au conflit et des partenaires internationaux de la RD-Congo ont légèrement évolué dans le sens de mettre fin à la banalisation de la vie en RD-Congo et au calvaire que subissent les communautés RD-congolaises affectées par ces conflits depuis un peu plus de trois décennies.
La CENCO a, en même temps, jeté des fleurs les uns et les autres pour cette «petite» avancée et a tenu à rappeler qu’il ne s’agit pas d’un premier accord signé entre les gouvernements du Rwanda et de la RD-Congo. «Tous les précédents accords avaient été brillamment violés et les différents rapports y afférents n’avaient pas donné lieu aux sanctions», a-t-elle regretté.
Pour l’épiscopat RD-congolais, jusqu’à présent, les partenaires internationaux n’ont pas encore considéré la guerre qui prévaut à l’Est de la RD-Congo comme une priorité au même titre que la guerre en Ukraine ou la situation au Moyen-Orient. «Pourtant, de part et d’autre, ce sont les mêmes vies humaines qui sont fauchées, les mêmes droits humains qui sont violés et la même dignité humaine bafouée», a-t-elle martelé. Par ailleurs, la CENCO a promis de poursuivre son plaidoyer aux niveaux national, régional, continental et international «jusqu’à ce que la paix, la vraie paix, soit effective en RD-Congo et dans la région».
Hénoc AKANO

