
L’Opposition ne croit pas aux consultations populaires annoncées par la Présidence. Dans un communiqué cinglant publié vendredi à Kinshasa, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) parle d’une manœuvre de diversion.
Pour Fayulu, Katumbi, Matata, Kabund et Sesanga, ces «prétendus États généraux» initiés par Félix Tshisekedi «ne répondent ni à l’urgence de la guerre, ni à l’insécurité, ni aux crises sanitaires, ni à la détresse sociale». Ils ne serviraient qu’à une seule chose: préparer le changement de Constitution pour ouvrir la voie à un troisième mandat après 2028.
Le texte, d’une rare dureté, accuse le chef de l’État d’exploiter «comme fonds de commerce la guerre et la détresse dans l’Est» afin de se maintenir au pouvoir au-delà de la limite constitutionnelle.
«Le Congo n’appartient pas à M. Félix Tshisekedi. La République ne sera pas sacrifiée pour un troisième mandat après 2028. Nous disons: non au changement de Constitution; non au troisième mandat», martèle la coalition.
Et de mettre en garde: ce projet «met en péril la Constitution, la stabilité, l’intégrité territoriale» et serait même prêt à «consolider la balkanisation du pays».
En réponse, la C64 réaffirme son mot d’ordre: une marche nationale le 15 septembre 2026 contre tout changement de Constitution.
Elle consolide donc un front commun anti-troisième mandat à 754 jours de la fin du mandat présidentiel.


