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La SNEL et la Namibienne NamPower misent sur la SAPP pour monétiser Inga

La République Démocratique du Congo veut passer du statut de producteur potentiel à celui de vendeur d’électricité. Ce mardi 21 juillet, la SNEL et la Namibienne NamPower ont acté un renforcement de leur coopération. Objectif: accélérer l’intégration au Southern African Power Pool -SAPP- et préparer l’export du courant d’Inga.La démarche est portée par le DG de la SNEL, Teddy Lwamba.

Sa mission: moderniser l’entreprise, former les équipes et positionner Kinshasa comme un acteur majeur du marché régional. Une feuille de route en ligne avec la vision du président Félix Tshisekedi sur l’intégration énergétique.

Inga comme actif commercial

Au cœur de la stratégie, le complexe hydroélectrique d’Inga. La SNEL a présenté aux Namibiens son plan de développement progressif: accroître les capacités de production et mobiliser des financements nationaux et régionaux pour transformer le site en centrale d’exportation.

Avec 40 000 MW de potentiel théorique, Inga est l’argument de vente principal de Kinshasa auprès des membres de la SAPP. Encore faut-il disposer des réseaux et des compétences pour écouler cette énergie.

Former pour vendre

NamPower a joué la carte du transfert de savoir-faire. L’opérateur namibien a exposé les règles de fonctionnement du marché de la SAPP et proposé un programme de formation pratique. Dès août, une trentaine de cadres de la SNEL suivront cette première session. L’enjeu: maîtriser le trading, le dispatching et les codes du marché régional pour pouvoir vendre et acheter de l’électricité en temps réel.

Diversifier et harmoniser

Les discussions ont aussi porté sur la diversification du mix congolais. Au-delà de l’hydro, Kinshasa veut développer le solaire et l’éolien pour sécuriser l’offre intérieure et garantir les contrats d’export.

Autre point: l’harmonisation des codes de réseau avec l’appui des régulateurs. Sans interconnexions fiables et standards communs, pas de business possible au sein de la SAPP. À l’issue de la rencontre, les deux entreprises ont convenu de poursuivre avec des échanges techniques, des visites d’experts et des projets communs.

Pour Kinshasa, le message est clair. Monétiser Inga passe d’abord par des partenariats, des formations et des infrastructures. La vente de courant à l’Afrique australe ne se décrète pas. Elle se prépare.

Natine K

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