
| Cessation des hostilités, retrait immédiat des troupes rwandaises et prolongement du mandat de la MONUSCO: ce que le Président de la République Démocratique du Congo a réclamé à son homologue russe. Au-delà du partenariat bilatéral, le président Félix Tshisekedi a sollicité vendredi au Kremlin l’appui diplomatique de Moscou sur trois dossiers majeurs. Reçu par Vladimir Poutine en marge du 3e Sommet Russie-Afrique, le chef de l’État congolais a, selon des images diffusées par Sputnik, centré son intervention sur la crise sécuritaire.
«Nous avons évidemment besoin de paix. Ça fait près d’une trentaine d’années que la RDC vit les affres de la guerre à l’est», a-t-il déclaré.
Tshisekedi a jugé que les processus de Washington et de Doha «ont été entamés, mais malheureusement la concrétisation n’est pas encore vraiment au rendez-vous». Il a appelé la Russie, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, à peser pour l’application de la résolution 2773, qu’il estime «toujours inappliquée». Ce texte exige, a-t-il rappelé, «le retrait des forces étrangères, notamment les forces rwandaises qui occupent illégalement l’est», la cessation des hostilités, «le respect de l’intégrité territoriale et la restauration de l’autorité de l’État».
«Malheureusement, jusqu’à ce jour, rien de cela n’est fait et nous comptons, dans cette relation que nous voulons intensifier avec la Russie, sur le soutien de votre pays», a-t-il dit.
Second volet de sa requête: l’avenir de la mission de l’ONU. «D’ici le 20 décembre prochain, le mandat de la MONUSCO arrivera à terme et il faudra donc le renouveler. Nous comptons également sur la Russie pour obtenir le prolongement de ce mandat», a affirmé Tshisekedi, précisant que «toute évolution de ce mandat relève d’une décision explicite du Conseil de sécurité». Le président a indiqué avoir proposé une «feuille de route» à son homologue russe, dont le contenu n’a pas été rendu public. La rencontre s’est conclue par la signature de trois accords portant sur la création d’une commission intergouvernementale et la coopération dans l’éducation et la santé, selon la Présidence.






