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RDC: Aimé Boji salue la collaboration entre l’armée, la police et les Wazalendo

En séjour dans le Sud-Kivu, le ministre d’État en charge du Budget, Aimé Boji Sangara, a salué, mardi 22 juillet, la collaboration étroite entre l’armée, la police et les résistants Wazalendo pour défendre la RD-Congo, en proie à une guerre d’agression dans sa partie orientale, a rapporté l’Agence congolaise de presse -ACP. «À Luvungi, je me suis adressé à la population, aux combattants Wazalendo ainsi qu’aux Forces armées de la République démocratique du Congo -FARDC. J’ai insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite pour défendre la souveraineté territoriale de notre pays. J’ai exhorté les uns et les autres à éviter les discours à caractère tribal ou divisionniste, car cela ne ferait qu’affaiblir notre front commun. Le Chef de l’État ne se lassera pas de poursuivre les efforts pour restaurer la paix, sa priorité absolue», a déclaré Aimé Boji, cité par l’ACP.

L’élu du territoire de Walungu et ministre d’État chargé du Budget a fait cette déclaration à son retour du Sud-Kivu, à Walungu, dans l’Est du pays, via Bujumbura, au Burundi. Selon la même source, le ministre d’État Aimé Boji a évoqué le processus de contrôle des effectifs en cours, encourageant les combattants Wazalendo à se faire identifier.

«Ce processus d’identification est essentiel, et je me réjouis de constater un réel engouement. Ils sont prêts à tout pour défendre la patrie. Je me réjouis également qu’une forme de coordination soit en train de s’établir entre eux. Cela permettra de mieux maîtriser les effectifs et d’assurer une bonne collaboration avec l’armée régulière, car les Wazalendo sont des réservistes engagés pour la défense de la nation», a-t-il souligné, évoquant une véritable mission de réconfort. «Mais, j’ai été profondément choqué par la misère et la pauvreté qui accablent nos populations», a-t-il déploré.

Il fait le constat que, dans la plaine de la Ruzizi, une zone agricole, en temps normal, la circulation est fluide sur la route nationale n°5, partant de Bukavu, chef-lieu de la province, à Uvira. Des denrées agricoles y sont abondantes et des petits commerces se développent le long de cet axe. «Néanmoins, à ma grande surprise, en quittant Luvungi et en passant par Sange, un grand centre commercial, j’ai constaté une absence presque totale d’activités. Il y règne une forme de paralysie économique, jusqu’à Uvira, où l’activité demeure très faible», a regretté l’élu de Walungu.

À Uvira, chef-lieu provisoire du Sud-Kivu, en raison de l’occupation rwandaise, ce membre du gouvernement central a été accueilli par le gouverneur, le vice-gouverneur, le président de l’Assemblée provinciale, les députés provinciaux et les ministres provinciaux, au siège provisoire du gouvernement provincial, délocalisé à Uvira, où ils ont passé en revue la situation sécuritaire. Aimé Boji a également encouragé la collaboration entre la Police nationale congolaise, les FARDC et les combattants Wazalendo qui travaillent en synergie pour protéger les populations civiles, avant d’évoquer des difficultés d’ordre administratif subsistant dans la cohabitation entre les institutions provinciales et urbaines. «Mais le climat de travail reste serein et la coordination efficace», a-t-il signifié.

Visites des hôpitaux

Au Sud-Kivu, l’élu de Walungu a visité trois hôpitaux, dont celui de Kasenga. «J’ai tenu à réconforter les vaillants combattants, en majorité des jeunes venus de différentes provinces de la République pour défendre la patrie», a-t-il précisé. Une semaine auparavant, cet hôpital avait bénéficié, de la part du ministre d’État, de matériel pour la conservation et la transfusion sanguine, afin de pallier le grave manque de poches de sang dû à l’absence de moyens de conservation.

«Les équipements sont désormais bien installés et opérationnels. Une campagne de collecte de sang a été organisée. Étant donné que cet hôpital ne recevra plus les dons d’équipements et de médicaments de la part des Médecins sans frontières -MSF-, le gouvernement est appelé à prévoir les mécanismes pour pallier cet arrêt d’assistance», a annoncé le ministre d’État Aimé Boji. À l’hôpital d’Uvira, une centaine de matelas a été remise aux malades, en dépit de leur situation difficile. «Nous sommes ravis de votre visite à l’hôpital de garnison militaire d’Uvira. Nous vous remercions pour votre généreux don, qui traduit une marque de gratitude pour nous, car nous avons pu avoir 150 poches de sang et une centaine de matelas au profit des patients, composés notamment de militaires, de Wazalendo, mais aussi de civils», a réagi, pour sa part, le médecin directeur de cet hôpital militaire, cité par l’«ACP», avant de promettre «une utilisation responsable».

Il a aussi plaidé pour l’acquisition de lits pour les malades ainsi que de matériel orthopédique et chirurgical. Un frigo mortuaire d’une capacité de 4 à 5 corps a été mis à la disposition de l’hôpital pour la conservation locale des dépouilles mortelles. «Ainsi, les dépouilles des personnes décédées ne seront plus transférées à Bujumbura, pour ceux qui en ont les moyens. Pour les familles qui n’en ont pas, les corps seront conservés dans ce frigo, limité à 4 ou 5 places», a noté le ministre d’État en charge du Budget.

Selon lui, cette population dispose également de deux chambres froides pouvant contenir chacune quelque 80 corps. Il a lancé les travaux de construction d’un nouvel immeuble. Avant l’étape du Sud-Kivu, Aimé Boji était allé représenter le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi à une activité à Bujumbura, la semaine précédente. «Je ne pouvais donc pas quitter Bujumbura sans traverser la frontière, afin d’apporter un message de réconfort à mes compatriotes qui subissent les affres de cette énième guerre d’agression menée par le Rwanda et ses supplétifs du M23», a confié le ministre d’État. Le Sud-Kivu est l’une des deux provinces de la RD-Congo où plusieurs territoires sont occupés par la coalition RDF-AFC-M23.

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