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Qui veut faire subir au FPI le sort de la SOFIDE?

Créée en 1970 avec comme mission de concourir techniquement et financièrement au développement de la RD-Congo, ex-Zaïre, en favorisant la création, l’extension et la modernisations des entreprises des secteurs agricole, commercial, industriel et tertiaire, la Société financière et de développement -SOFIDE- s’est vue mise à genoux à partir de 1986, entre autres suite à l’insolvabilité de ses emprunteurs. Bien qu’existant jusqu’aujourd’hui, elle peine à financer les besoins des entreprises de la RD-Congo pour plus de performance et de compétitivité. C’est ce triste sort que certains vautours financiers et autres criminels économiques s’apprêtent à faire subir au Fonds de promotion de l’industrie -FPI. D’abord, avec le concours de certaines mains noires, ils ont milité pour la transformation de cet établissement financier en une banque. Ensuite, ils changent de mode opérationnel en recourant à la justice pour obtenir par des méthodes peu catholiques, en complicité avec certains juges véreux, le déliement de leurs dettes vis-à-vis du FPI. L’autre manière d’opérer de ces débiteurs, c’est la fausse déclaration de perte de leurs titres parcellaires pourtant hypothéqués en vue d’obtenir de nouveaux certificats d’enregistrement auprès des conservateurs. Selon des témoignages recueillis par nos confrères de «scooprdc.net», une fois ces nouveaux documents obtenus, ils leur permettent de vendre la propriété hypothéquée à l’insu du FPI.

Le Fonds de promotion de l’industrie -FPI- est en péril. Des gens mal intentionnés travaillent nuit et jour pour déstabiliser cet établissement public financier. Il s’agit en clair des débiteurs insolvables du FPI soutenus par des juges véreux qui militent à faire subir au FPI le sort de la Société financière et de développement -SOFIDE. Pour ceux qui ne savent pas, créée en 1970 avec comme mission de concourir techniquement et financièrement au développement de la RD-Congo, ex-Zaïre, en favorisant la création, l’extension et la modernisations des entreprises des secteurs agricole, commercial, industriel et tertiaire, la SOFIDE s’est vue mise à genoux à partir de 1986, entre autres suite à l’insolvabilité de ses emprunteurs. Bien qu’existant jusqu’aujourd’hui, elle peine à financer les besoins des entreprises de la RD-Congo pour plus de performance et de compétitivité. C’est ce triste sort que certains vautours financiers et autres criminels économiques s’apprêtent à réitérer sur le FPI. D’abord, avec le concours de certaines mains noires, ils ont milité pour la transformation de cet établissement financier en une banque, en brandissant à tort les faiblesses du FPI, notamment sa trésorerie peu reluisante. De l’avis des experts, il s’agissait d’un véritable piège dans le but de désengager beaucoup de promoteurs débiteurs de leurs obligations de remboursement, du fait qu’ils n’auront pas des comptes à rendre à une nouvelle structure régie par un autre cadre juridique.Ayant ainsi raté la transformation du FPI en une banque, les charognards financiers et autres criminels économiques changent de mode opérationnel. Ils recourent à la justice pour obtenir par des méthodes peu catholiques, en complicité avec certains juges véreux, le déliement de leurs dettes vis-à-vis du FPI. Ces cas sont légion. Selon «scooprdc.net», les derniers en date sont la société KM Oilau TGI/Gombe ainsi que d’autres cas d’affairisme judiciaire au Tribunal de commerce de Kinshasa/Matete contre les intérêts du FPI. Là, c’est le président de ce tribunal, Jean-Pierre Mulumba Mukengeshayi, qui est mis en cause et pris à partie. «Scooprdc.net» a ajouté que ce juge s’est illustré et compromis par des autorisations et des rétractations sans raison plausible dans ses ordonnances de vente par voie parée dans trois dossiers des débiteurs insolvables du FPI, à savoir: Nguvis corporation SPRL, Bel décor et Label print -dispromalt. «Avec des créances hypothécaires datant de 2009 et n’ayant pas connu d’exécution à l’échéance, ces promoteurs ont recouru au juge incriminé pour obtenir maladroitement de lui des ordonnances relatives à l’ouverture du règlement préventif en vue d’échapper aux ventes par voie parée», renseigne «scooprdc.net».A en croire ce site d’informations, ce qui est reproché au juge Jean-Pierre Mulumba Mukengeshayi c’est d’avoir pris systématiquement ces ordonnances renfermant des motivations générales sans particularité sur chaque cas. Aussi,rapporte-t-il, outre le cas de ces trois débiteurs précités, beaucoup d’autres promoteurs insolvables du FPI recourent tout aussi systématiquement à cette procédure pour échapper aux ventes par voie parée. De l’avis des experts, il s’agit là d’un véritable affairisme judiciaire malheureusement qui risque de prendre corps de jurisprudence et faire perdre à l’Etat RD-congolais des millions de dollars américains et mettre en difficulté le FPI si on n’y prend garde.L’autre manière d’opérer de ces débiteurs, c’est la fausse déclaration de perte de leurs titres parcellaires pourtant hypothéqués en vue d’obtenir des nouveaux certificats d’enregistrement auprès des conservateurs.Selon des témoignages recueillis par «scooprdc.net», une fois ces nouveaux documents obtenus, ils leur permettent de vendre la propriété hypothéquée à l’insu du FPI. Mais pour contrer cette pratique maffieuse, le nouveau comité de gestion du FPI piloté par Patrice Kitebia levé l’option de faire des inscriptions systématiques hypothécaires auprès des services cadastraux et de la Banque centrale; chose qui ne se faisait pas auparavant. En clair, le déliement judiciaire, les ordonnances relatives au règlement préventif et établissement de nouveaux certificats d’enregistrement, figurent parmi les pratiques frauduleuses auxquelles recourent les débiteurs du Fonds de promotion de l’industrie, et pour lesquelles les juges sont appelés à décourager et à bannir.Pour rappel, l’avènement du tandem Patrice Kitebi-Boniface Kasembe à la tête du Fonds de promotion de l’industrie -FPI- a visiblement permis à cet établissement public financier de remonter la pente quant à sa trésorerie. A l’arrivée de l’actuel comité de gestion, la trésorerie nette du FPI était à USD 730 mille. En deux ans et demi de travail, celle-ci est actuellement à USD 25 millions. Des prouesses indéniables qui ont permis la création de la crédibilité du FPI auprès des banques, notamment Equity Bank qui lui a prêté USD 10 millions et UBA qui est prête à lui verser USD 20 millions.

Tino MABADA

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