
L’Inspecteur général des finances, Christophe Bitasimwa, a annoncé, la semaine dernière, le lancement d’une série de missions de contrôle dans plusieurs entreprises publiques, planifiées pour le dernier trimestre de l’année 2025. Cette annonce a été faite lors d’une rencontre avec les représentants de l’Association nationale des entreprises du portefeuille -ANEP- dans la salle de réunion Léon Kazumba de l’IGF, dans la commune de la Gombe à Kinshasa.
À travers ces missions, l’Inspection générale des finances vise à maintenir son engagement envers l’implémentation d’une bonne gouvernance et l’amélioration de la performance au sein des entreprises publiques. L’IGF prévoit également de suivre de près la gestion de ces entreprises, en étroite coopération avec l’ANEP. La rencontre avec les délégués de l’ANEP a revêtu une importance stratégique, car elle a permis de définir les périmètres opérationnels et les objectifs de ces missions de contrôle, tout en harmonisant les approches entre les contrôleurs et les contrôlés concernant les termes de référence des missions.
Dans son intervention, le Secrétaire exécutif de l’ANEP, Patrick Ngulu, a mentionné plusieurs défis auxquels les entreprises publiques sont confrontées, parmi lesquels figurent les dettes fiscales, la limitation de certains avantages destinés aux présidents des conseils d’administration, et la suppression des indemnités de sortie pour les directeurs généraux et leurs adjoints qui sont nommés ailleurs. Christophe Bitasimwa, chef de service de l’IGF, a souligné la nécessité de convoquer à nouveau les délégués de l’ANEP pour aborder divers points, y compris le lancement de nouvelles missions de contrôle et leurs spécificités.
«Les échanges ont permis de faire le point sur l’état d’avancement des contrôles, d’évaluer les résultats obtenus en trois ans d’exercice et d’identifier les actions à mener jusqu’à la fin de l’année 2025», a-t-il précisé. En réponse aux préoccupations soulevées par le Secrétaire exécutif de l’ANEP, Bitasimwa a déclaré qu’aucun problème majeur n’était à signaler. «Cela fait trois ans que nous travaillons avec ces entreprises, et tout se déroule très bien», a-t-il rassuré, ajoutant que le seul point de désaccord portant sur les avantages des mandataires avait déjà été soumis à l’arbitrage de la Première ministre pour décision. Il est important de rappeler que l’Inspection générale des finances s’inscrit dans une logique de contrôle et de transparence visant à garantir la redevabilité, restaurer la discipline financière et promouvoir une gouvernance publique de qualité en RD-Congo.
Olitho KAHUNGU



