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RDC: Au Parlement, la reprise des travaux s’impose

Finie la suspension des activités en plénières dans les deux Chambres du Parlement RD-congolais. Fini le confinement bien que Coronavirus n’est pas encore éradiqué. Vivement le redémarrage de la session ordinaire de mars 2020. En effet, à la suite de la séance académique organisée par la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, et animée par le Dr Muyembe sur la propagation du Coronavirus, le Sénat et la Chambre basse avaient décidé de suspendre leurs activités plénières du 18 mars au 05 avril 2020. Depuis, ils sont dans un confinement qui, en principe, a pris fin dimanche dernier. Pendant ce temps, les autres institutions de la République travaillent dans un format réduit alors que le Parlement  reste confiné. La suspension de manière ex abrupto des travaux à cause de la venue inattendue du Coronavirus a pratiquement perturbé le bon déroulement des activités en plénière.

En ce jour de lundi 06 avril, les deux Chambres législatives vont-elles changer de position pour reprendre le chemin de l’Hémicycle ou vont-elles rallonger la suspension? Voilà la grande question qui taraude dans les esprits de plus avertis des questions parlementaires. Dans l’entendement de ces derniers, il est important que le Parlement étudie les voies et moyens de travailler en format réduit comme le font les autres institutions de la République, à savoir: le gouvernement, les Cours et tribunaux pour permettre au pays de fonctionner. En adoptant cette formule, les deux Chambres seront en mesure de fonctionner dans le strict respect des règles d’hygiènes édictées par le Président de la République, l’Organisation mondiale de la santé -OMS- et les animateurs de la riposte du Coronavirus. En réalité, le Parlement doit travailler pour doter le pays de certaines lois jugées importantes en cette période de crise caractérisée par le Covid-19. La RD-Congo a, par exemple, besoin d’une loi des finances rectificative au regard de la donne actuelle. Sur le plan du contrôle parlementaire, l’Assemblée nationale et le Sénat ont intérêt de reprendre leurs activités parlementaires parce qu’ils sont appelés à assurer non seulement le suivi mais surtout le contrôle des secteurs appelés à sauver le pays de cette pandémie qui continue de décimer le monde en général et la RD-Congo en particulier. «Les parlementaires n’ont pas le droit de rester à la maison jusqu’à la fin de la session de peur de retarder le pays sur un certain nombre des matières, dont les projets ou propositions de lois sont déjà sur les tables des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. Ce sont eux les représentants du peuple qui doivent être au front. Mais comment se retrouvent-ils en arrière plan laissant les membres des autres institutions seuls au devant de la scène?». C’est la question que ne cessent de se poser les vertébrés des questions parlementaires. Et de continuer: «c’est à eux de voir s’il faut réduire le nombre des députés et des sénateur lors des séances plénières pour se conformer à la distanciation et aux autres règles d’hygiène en vue de lutter contre la contagion du Covid-19. Non. Leur position actuelle de rester confiner à la maison a trop duré. Ils doivent s’assumer et lever une option claire». Ce qui est sûr est que jeudi 02 avril 2020, les membres des bureaux des deux Chambres s’étaient réunis dans le cabinet de la présidente de l’Assemblée nationale. Bien que rien n’avait filtré, mais on ose croire que la question de l’épuisement du délai de la mesure suspendant leurs activités plénières était à l’ordre du jour. Chaque Chambre a son Règlement intérieur qui reconnait le nombre de 500 députés pour ce qui est de l’Assemblée nationale et 109 sénateurs pour le Sénat. A en croire les mêmes avisés des sujets parlementaires, il revient aux bureaux des deux Chambres de lever l’option de réduire le nombre des parlementaires en vue de travailler en équipe minimum pour faire avancer le pays. «A des moment exceptionnels, il faut aussi des mesures exceptionnelles. Sinon, la session ordinaire de mars 2020 risque de terminer sans que le Parlement travaille. Ce qui est encore grave pour le pays», ont-ils souligné.

Dorian KISIMBA

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