
La nouvelle est tombée dans la nuit comme une rupture brutale dans le fil ordinaire de l’actualité. Ouriel Mangitukwa Lukombo, jeune journaliste RD-congolais, est décédé aux petites heures du lundi 7 septembre. Journaliste à Dépêche.cd et agent à la Direction de gestion de la communication -DGC- du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Ouriel Mangitukwa aurait succombé à un accident de la circulation dont les contours restent flous.
Dans un communiqué publié le même jour, Dépêche.cd a confirmé la disparition de son journaliste, saluant la mémoire d’un journaliste engagé dans l’exercice de son métier. Quelques heures plus tard, l’association Voix de la Presse, dont Ouriel était membre, lui a rendu un vibrant hommage, en peignant le portrait d’un professionnel encore au début d’une trajectoire que ses confrères jugeaient prometteuse.
Selon plusieurs témoignages rapportés par des journalistes locaux, le véhicule à bord duquel se trouvait Ouriel Mangitukwa a terminé sa course contre les séparateurs du saut-de-mouton de Socimat, dans la commune de la Gombe. Le véhicule aurait subi d’importants dégâts matériels. Transporté d’urgence à Ngaliema Center, Ouriel Mangitukwa n’y a pas survécu. Cependant, les circonstances précises de l’accident restent à établir.
Avant que son nom ne soit associé à cette tragédie, Ouriel Mangitukwa était d’abord une signature dans la presse RD-congolaise. Son parcours l’avait conduit notamment à Kinshasa Times, Grandjournal.cd puis à Dépêche.cd, avant de rejoindre la Direction de gestion de la communication du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté. C’est au sein de cette administration qu’il a également contribué à la production de contenus consacrés aux politiques et aux enjeux du secteur éducatif. Cette présence dans différents espaces de production de l’information dessine le parcours d’un professionnel qui avait progressivement élargi son champ d’action, alliant rédaction journalistique et communication institutionnelle, sans véritablement abandonner la plume.
C’est précisément ce caractère prématuré qui donne à sa disparition une tonalité particulière. Dans son hommage, Voix de la Presse décrit Ouriel Mangitukwa comme un «journaliste dans l’âme», engagé dans une profession consistant à témoigner, raconter et donner une voix à l’actualité. L’association insiste surtout sur le fait qu’il n’en était encore qu’à la «genèse d’une carrière prometteuse». «Lorsqu’un confrère s’en va, c’est toute la corporation qui ressent le vide», a également rappelé le président de la Voix de la presse pour qui la douleur dépasse le cadre de Dépêche.cd.
WIDAL







