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Nouvelle passe d’armes verbale entre Kinshasa et Kigali: Muyaya déshabille un peu plus Kagame

Nouvelle escalade verbale entre Kinshasa et Kigali, en conflit depuis plusieurs mois. Jeudi 1er décembre, le ministre Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement de la République Démocratique du Congo, a déshabillé un peu Paul Kagame.

«Le président rwandais n’a pas qualité pour faire des leçons aux Congolais concernant les élections. Est-ce qu’il y a la liberté d’expression au Rwanda? Est-ce qu’il y a la liberté de manifestation au Rwanda? Non! Comment est-il arrivé au pouvoir? Quelle a été la méthode qu’il avait utilisée? Vous vous souvenez du référendum de 2015 où à 99,1% ou 98,1% on a dit oui à une sorte de présidence à vie…En ce qui concerne la démocratie, il est le dernier sur la liste», a-t-il asséné.

Muyaya a tenu à administrer cette belle leçon de démocratie à Kagame en réaction à la sortie de ce dernier le jeudi 30 novembre à Kigali. Ce jour-là, le président rwandais a relancé la passe d’armes verbale en critiquant ouvertement son homologue de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

«Un pays va se diriger vers des élections l’année prochaine et essaie de créer une situation d’urgence pour que les élections n’aient pas lieu. Il -Ndlr. Félix Tshisekedi- n’avait pas remporté les premières élections comme nous le savons. Donc, s’il essaie de trouver un autre moyen de reporter les prochaines élections, je préférerais qu’il utilise d’autres excuses. Pas nous, parce que nous avons beaucoup de problèmes chez nous, et nous n’avons pas besoin d’ajouter les problèmes des autres aux nôtres», a-t-il tapé.

En 1990, Kagame a pris la tête du Front patriotique rwandais -FPR- et mené ses troupes à la victoire en 1994 après une longue guerre avec le Régime. Vice-président et ministre de la défense de 1994 à 2000, il est élu président de la République par le Parlement, en avril 2000. Suite à la modification de la Constitution, il a entrepris de diriger son pays d’une main de fer en s’éternisant au pouvoir après les élections de 2003, 2010 et en 2017. Les résultats du référendum de 2015 lui garantissent le maintien aux commandes potentiellement jusqu’en 2034.

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