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Nouvelle affaire trouble à l’Udps, Kabuya dénonce un détournement des cotisations du parti

Une nouvelle zone d’ombre plane sur l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social -UDPS. Augustin Kabuya Tshilumba, secrétaire général et président ad intérim du parti présidentiel, a lancé une alerte sur le détournement des cotisations de ses membres, opérées par des individus non habilités. Dans un communiqué officiel signé le 18 juin, Kabuya met en garde les cadres du parti contre ces pratiques frauduleuses et les appelle à une vigilance accrue. «Nous avons été informés que des individus véreux, non autrement identifiés, perçoivent illégalement les cotisations des membres du parti. Ces personnes malhonnêtes n’agissent en aucun cas au nom de l’UDPS», a-t-il dénoncé.

Le numéro un de l’UDPS/Tshisekedi rappelle avec insistance que seuls les canaux officiels sont autorisés à recevoir les contributions des membres. Il précise que tous les élus, ministres, mandataires, ambassadeurs et autres cadres bénéficiant d’une fonction politique au nom du parti, ne doivent en aucun cas verser leur cotisation à des tiers non autorisés. «Conformément à nos statuts, vos contributions -à hauteur de 10 % de vos rémunérations- doivent être versées directement sur les comptes bancaires du parti, ouverts auprès de Rawbank SA. À défaut, seule la trésorerie nationale est habilitée à recevoir ces sommes en espèces», a-t-il martelé. Pour rappel, l’UDPS dispose d’un nombre conséquent d’élus tant à l’Assemblée nationale que dans les assemblées provinciales, en plus de nombreux membres occupant des postes stratégiques dans les institutions du pays. La cotisation de chacun, fixée à 10 %, constitue une ressource cruciale pour le bon fonctionnement du parti.

Ce nouveau feuilleton surgit alors que le parti est secoué par le dédoublement de sa direction. Depuis quelques mois déjà, une aile du parti dirigée par un autre Secrétaire général ai conteste fortement l’autorité de Kabuya Tshilumba. Jamais officiellement désavoué par Félix Tshisekedi malgré l’encombrante concurrence de Deo Bizibu, auteur d’une série de tournées dans les fédérations provinciales, Kabuya continue d’occuper le siège du parti à Kinshasa mais la crise reste palpable. Pareil climat malsain favorise le désordre et la cacophonie même si à ce stade, il n’existe aucun élément pour attribuer ce présumé détournement des cotisations à l’existence d’un commandement parallèle. 

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