
Fini l’ère Sambi à la Fédération congolaise de football association -FECOFA. Nommé à la tête du Comité de normalisation en avril 2023, le désormais ancien président du Conor s’en va, la queue entre les jambes, après avoir échoué, deux ans durant, à organiser des élections à l’instance suprême du football en RD-Congo. Pour sauver les meubles, la Fédération internationale de football association -FIFA- a désigné une nouvelle équipe, avec à sa tête Belinda Luntadila Nzuzi, récemment élue membre de la commission de discipline.
Juriste connu au pays, la nouvelle présidente du CONOR était également à la tête du Panel d’experts chargé d’accompagner le comité Sambi dans le toilettage du processus électoral. Belinda Luntadila hérite d’un vrai bordel à la Fédé, marqué par un climat délétère et une rupture administrative entre le CONOR et les ligues provinciales.
Jusqu’au 31 décembre, l’ancienne candidate gouverneure du Kongo-central aura la lourde charge de replacer la FECOFA sur orbite et la doter finalement d’un Comité exécutif, après près de 5 ans d’attente. Dans cette tâche ardue, elle pourra compter sur Honoré Loango Boelua Buendafe et Lisette Mavungu Thamba, respectivement désignés vice-président et membre. Aussitôt désignée, Luntadila a pris la mesure de sa mission.
A la faveur d’un entretien exclusif avec nos confrères de Cumulard.cd, la désormais numéro 1 du CONOR de la FECOFA a exprimé sa détermination à organiser les élections. «Je suis vraiment très honorée par cette nomination, mais je sais qu’il s’agit aussi d’un grand défi. C’est un grand challenge pour notre football. Le souci de tous, c’est que les élections aient lieu», a-t-elle déclaré. Belinda Luntadila compte notamment s’appuyer sur sa brève expérience dans le Panel d’experts qui lui a permis de comprendre les rouages du processus en cours.
«C’est un avantage. C’est le premier panel de la CAF qui a mis en place les commissions électorales, et ensuite un autre a été constitué conjointement par la CAF et la FIFA pour un accompagnement juridique. Nous avons déjà établi une certaine collaboration avec ces commissions», a-t-elle poursuivi. Là où Sambi a échoué, Luntadila a juré de réussir. Pour elle, la priorité reste l’organisation des élections. Détentrice d’une licence en droit, option droit-privé et judiciaire, Belinda Luntadila draine près de 25 ans d’expérience au barreau. Depuis mai 2012, elle est à la tête d’un cabinet d’avocats, en association avec Maitre Kindula. Ancienne conseillère dans des cabinets ministériels, la nouvelle patronne du CONOR est désormais attendue au tournant.
