
Sous le haut patronage du Président Félix Tshisekedi, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a inauguré lundi la centrale hydroélectrique de Kakobola, dans le territoire de Gungu -Kwilu.
D’une capacité installée de 10,5 MW, l’installation -fondée sur une technologie au fil de l’eau- intègre un dispositif complet de production, transport et distribution reliant la centrale aux pôles urbains de Kikwit, Gungu, Idiofa et à plusieurs villages alentour, avec sous‑stations de transformation et réseaux de desserte pour les ménages, les services publics et les activités économiques.

Sur le parvis de la centrale, l’atmosphère mêlait solennité et liesse. Chefs coutumiers en tenue traditionnelle, notables locaux et une foule compacte ont applaudi l’arrivée de la délégation ministérielle; certains ont prononcé des bénédictions rituelles, d’autres ont déroulé des banderoles. «C’est une lumière pour nos enfants», confiait, les yeux brillants, une commerçante de Gungu qui espère voir s’éteindre les générateurs bruyants et coûteux. Des adolescents photographiaient les pylônes et les lignes neuves, signes tangibles d’une promesse d’électrification jusqu’ici souvent théorique.
Au‑delà du cérémonial, la mise en service de Kakobola est présentée comme un levier concret de développement local: plus de 400 000 bénéficiaires potentiels, selon le gouvernement, une relance attendue des petites et moyennes entreprises locales, une amélioration des services de santé et de l’éducation grâce à la disponibilité continue d’énergie. Les autorités soulignent aussi l’importance de la traçabilité des flux et de l’entretien des infrastructures pour que les bénéfices ne restent pas saisonniers.

Symboliquement, Kakobola illustre la stratégie étatique de faire de l’énergie un moteur de transformation socio‑économique et d’ancrer la présence de l’État dans les provinces.
