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Mention spéciale à Thambwe et à la Police des parquets

Quand Mgr André Bokundoa, président de l’Eglise du Christ au Congo -ECC- a prêché à l’occasion du 18 anniversaire de l’assassinat de M’zee Laurent Désiré Kabila, en mettant en exergue le passage biblique selon lequel «la justice élève une nation», il appelait de tous ses vœux l’avènement de la distribution d’une justice équitable par les nouvelles institutions dans un Etat de droit où il n’y aurait pas des intouchables.

Voici que dès sa prise des fonctions, le Chef de l’Etat RD-congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo se jette dans le bain en faisant face à la prédation, au coulage de recettes et au détournement des deniers publics.  Et les affaires rocambolesques se multiplient à une allure vertigineuse.

Dans ce lot, la particularité de l’affaire Kayembe, directeur général de la Banque centrale du Congo -BCC- en charge des opérations monétaires, est qu’il s’agit d’une infraction connue, de la vie tant du ministre d’Etat à la Justice que des Inspecteurs de police judiciaire -IPJ- commise de manière systémique et systématique depuis fin 2011 par ceux-là même qui devaient aider l’Etat à en finir avec le phénomène doublon et fictif sur les listings de paie des fonctionnaires et agents de l’Etat. Ça fait scandale quand ministres, secrétaires généraux et membres de leurs cabinets doivent siéger dans un comité sous les ordres d’un fonctionnaire de l’Etat dans le but d’accéder à des avantages financiers indus. Et ça fait également scandale que des segments bien identifiés de l’appareil judiciaire rendent la vie dure à la Police judiciaire des parquets -PJP- agissant pourtant sous les ordres du ministre d’Etat en charge de la Justice. Ces inspecteurs détiennent les mandats d’arrêt et de perquisition à l’encontre de plusieurs personnalités impliquées dans cette scabreuse affaire et ne savent pas travailler parce que certaines personnes tapies dans l’appareil bloquent la propre procédure de la justice.

Des mesures conservatoires s’imposent, pense-t-on.

Tino MABADA

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