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Matata se fixe un pari: un marché des produits frais de Kinshasa

Le Premier ministre RD-Congolais, Augustin Matata
Le Premier ministre RD-Congolais, Augustin Matata
C’est un projet de longue haleine qu’entend mener l’entreprenant Premier ministre de Joseph Kabila. Après s’être intéressé à la production des intrants à Boma et à l’agriculture industrielle à Bukangalonzo, Matata prend le pari d’organiser la chaine de distribution à Maluku via un marché international coté en bourse
Produire localement est un grand défi que se proposent de relever le Président de la République Joseph Kabila et son Premier ministre Augustin Matata Ponyo. Après le lancement des travaux de construction d’une usine de production des engrais chimiques à Boma, au Bas-Congo, et l’ensemencement de 5000 hectares de maïs destinés à produire 25.000 tonnes de maïs fin février 2015, suivies de 500 tonnes de légumes par jour dès le mois de mars 2015 et 45.000 œufs par jour avant fin 2015 à Bukangalonzo, Bandundu, le gouvernement a mis en pipe line un projet d’érection d’un marché international doté d’une chaine de froid, dénommé Marché des produits frais de Kinshasa, à Maluku, dans la banlieue Est de la capitale RD-congolaise, sur un espace de 15 hectares.
Selon le Conseiller principal Mususa du Collège Agriculture et Développement rural qui a livré l’information à la presse mercredi à la Primature, les travaux de construction de ce marché dont le design a été conçu par des partenaires débutent fin octobre 2014. Coût du projet: USD 95 millions. Voulu comme modèle de Partenariat public-privé, le Marché des produits frais de Kinshasa vise la maitrise de la chaîne de production alimentaire. «Il sera un marché de gros, où les gens iront acheter pour revendre.
L’idéal c’est de ne pas mettre Bukangalonzo en compétition avec les petits producteurs. C’est une stratégie qui vise à la fois les consommateurs et les producteurs. Elle vise au finish la réduction des importations et la baisse des prix des légumes et autres produits frais», rassure Mususa.
Sur les 15 hectares prévus, 9 serviront à abriter le marché et ses dépendances dans un premier temps. Le marché aura trois blocs principaux, équipés chacun d’une chambre froide, des magasins de stockage, des stands, des vastes allées et des clôtures métalliques pour la protection des marchandises. Le premier est dédié aux fruits et légumes. Le deuxième aux oignons et pommes de terre. Le troisième: aux viandes-volaille, bovin, caprin…
Il y est également prévu un grand parking, un super marché et un abattoir moderne. Le projet s’accompagne aussi d’un programme de renforcement des capacités des pêcheurs et d’augmentation de la production des tilapias et d’anguilles.
Peu à peu, le projet d’ériger une Zone économique spéciale à Maluku prend corps. Voici que le gouvernement entreprend de donner des réponses concrètes dans le domaine social. Mususa fait savoir que le marché sera ouvert à quiconque aura la possibilité d’y acheminer sa production pour la distribution. Une annonce qui donne du baume au cœur de la catégorie de petits producteurs.
Si certains craignent de se faire laminer, d’autres, par contre, estiment l’initiative encourageante et espèrent un effet domino – l’approvisionnement au marché de Maluku pour les grossistes et dans les sites environnants pour les détaillants. Projet de longue haleine certes, le Marché des produits frais de Kinshasa, coté à la bourse de Johannesburg, passe aussi pour un projet de tous les espoirs pour un pays déterminé à côtoyer le statut des pays émergeants à l’horizon 2030.
AKM 

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