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RDC : Des pro-Mbusa combattent Julien Paluku

Le Groupe d’études sur le Congo -GEC- tombe dans le piège des militants des partis politiques -pro-Antipas Mbusa Nyamwisi- devenus ses enquêteurs pour nuire à d’autres. Ces politiques complotent contre l’actuel ministre de l’Industrie, Julien Paluku. Par ce rapport du GEC, ces militants pensent créer un  équilibre en citant également Julien Paluku comme acteur de l’insécurité au Nord-Kivu, à l’instar d’autres régulièrement cités. «Il suffit de voir ceux qui ont été les premiers acteurs dans les réseaux sociaux à accéder à ce rapport et qui aussitôt l’ont diffusé», a dénoncé un observateur de la situation du Nord-Kivu depuis plus d’une décennie. Et de rappeler: «ceux qui ont suivi la situation de l’Est de la RD-Congo savent que de 2007 à 2019, Julien Paluku, alors gouverneur, est monté sur tous les toits pour dénoncer les velléités de déstabilisation de l’Est de la RD-Congo». Plusieurs missions du gouvernement, de la Communauté internationale et des organisations régionales, a-t-il poursuivi, sont passées au Nord-Kivu pour encourager ce jeune gouverneur considéré en son temps comme un des braves hommes que cette province ait connus. «La mémoire peut nous rappeler les instants décisifs du CNDP de Laurent Nkunda, les menaces de Bosco Ntaganda, du Colonel Makenga, de Vianey Kazarama avec l’avènement du M23. A côté de ces mouvements insurrectionnels, il faut également noter les menaces permanentes des FDLR, des Maï-Maï de tous les noms -Raiya mutomboki, Maï-Maï Mazembe, NDC Cheka, NDC-Renové, Maï-Maï Shetani, Maï-Maï Charles, Maï-Maï corps du Christ, Saperita, Maï-Maï Lafontaine…», a-t-il dit. Puis: «Et comme si cela ne suffisait pas, en octobre 2014, une nouvelle série de massacres a commencé dans la région de Beni. Aujourd’hui, on en compte des milliers de personnes décédées et/ou enlevées par les éléments de l’ADF».

Le rapport du GEC passe à côté de la plaque

Pour cet observateur, pendant tous ces temps difficiles, les RD-Congolais de tout bord ont appris à connaître un gouverneur toujours aux côtés de sa population et prompt à la mobiliser pour appuyer les efforts d’éradication de tous les groupes armés locaux et étrangers. «Les audio, les images, les témoignages sur l’engagement citoyen de Julien Paluku sont disponibles», a-t-il témoigné, déclarant que l’actuel rapport du GEC élaboré par les militants des partis politiques de l’espace Beni-Butembo est vide de contenu, car il est mis à l’épreuve des faits qui sont toujours têtus. «Les militants qui l’ont élaboré citent Julien Paluku mais n’indiquent ni les noms des militaires que l’ancien gouverneur aurait encouragés, ni les unités des forces armées», a indiqué cet observateur. Et de s’interroger: «était-il le chef d’état-major général, le commandant zone de défense, le commandant du secteur opérationnel, le commandant de région militaire, le commandant de régiment, le commandant de bataillon, le commandant de compagnie, de peloton ou de section? Le gouverneur était-il devenu le commandant suprême pour organiser les manœuvres des forces de défense et de sécurité? Quels sont les textes légaux ou réglementaires confiant ces genres de missions à un gouverneur? Dans quelles circonstances de lieux Julien Paluku aurait-il rencontré ces commandants des forces de défense et de sécurité?». Ce rapport du GEC passe à côté de la plaque. Voilà autant d’insuffisances  qui dénotent un rapport du GEC teinté de visée politique pour saper l’honneur d’un des acteurs ayant marqué positivement l’histoire récente du Nord-Kivu. «Où sont passés les principes de neutralité, de sincérité, où est passé le professionnalisme des chercheurs?», s’est encore interrogé cet observateur de la situation du Nord-Kivu. Pour lui, les militants qui se sont fait en effet recruter par GEC sont connus de tous dans le Nord-Kivu. «Il est ridicule pour un congolais digne de saper l’image de son pays contre 100 dollars reçus mensuellement au service de certaines officines», a-t-il déploré, indiquant que la prestigieuse université de New York utilisant GEC dans ses recherches devra se raviser au risque de voir les résultats de ses recherches sur la RD-Congo régulièrement remis en cause. «Il va de l’honneur de cette université», a-t-il insisté. Une autre évidence pourrait rattraper le GEC car depuis qu’il a publié le pamphlet intitulé «Qui sont les tueurs de Beni», rapport d’enquête n°1 de mars 2016, il s’est observé une agitation dans l’environnement politico-sécuritaire du Nord-Kivu. Aux pages 12 et 13 de ce pamphlet, il est écrit: «Par exemple, les liens se sont renforcés avec le groupe rebelle RCD/K-ML, qui a été créé en 1999… Sous la direction de son président Mbusa Nyamwis, le RCD/K-ML… joue à ce moment-là un jeu délicat puisqu’il continue à entretenir des relations clandestines avec les ADF-Nalu…, quand le RCD/K-ML noue une alliance avec le gouvernement de Kinshasa…, un groupe d’anciens soldats de l’Armée patriotique congolaise -APC-, la branche militaire du RCD/K-ML, est resté   en réserve dans les forêts de la vallée de la Semuliki, et a gardé des relations étroites avec les ADF-Nalu».

Depuis lors, des militants se sont faits recruter comme enquêteurs pour tenter de contrôler cette ONG en maîtrisant le contenu de ses publications.

Une contre-enquête du GEC exigée

En clair, GEC ferait œuvre utile en publiant les noms de ses enquêteurs de Beni-Butembo et du Nord-Kivu, en général. Il en va de son image. L’opinion se mettra alors à l’évidence de quelles personnes il s’agit et comprendra l’orientation donnée au rapport sur Julien Paluku. Au demeurant, confronté à la réalité sur terrain et aux faits qui sont têtus, le rapport du GEC indexant Julien Paluku est de nul effet car n’étant assis sur aucun élément ni document de conviction.

Par ailleurs, les organisations de la trempe de GEC doivent se rassurer sur l’impartialité et la non-affiliation politique des enquêteurs enrôlés. Dans le cas contraire, pareils rapports, dépourvus de toute neutralité et teintés de penchant politique, seraient monnaie courante et l’image de l’organisation serait alors entamée. Aux responsables de GEC de faire amende honorable et de mener une investigation de fond. Plusieurs voix exigent également l’audit des enquêteurs concernés. Sans cela, ce rapport s’apparent à un coup d’épée dans l’eau. Dans l’opinion, on s’accorde à croire qu’une contre-enquête, plus impartiale que la première si elle a vraiment eu lieu, saurait laver l’affront de Julien Paluku. Dans ce cas, il ne resterait plus qu’au GEC de s’excuser pour les dommages causés.

CB

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