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Marie Nyange plaide pour l’intégration de la RD-Congo au Conseil d’administration du Fonds CAFI

À l’occasion du dixième anniversaire du Fonds CAFI, célébré à New York, la Professeure Marie Nyange Ndambo, ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, a vivement plaidé pour l’intégration de la RD-Congo au Conseil d’administration du Fonds Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale -CAFI. Marie Nyange a justifié sa position par la nécessité de renforcer la transparence et de dynamiser la gouvernance des fonds alloués aux pays du bassin du Congo, essentiels à la préservation de leurs écosystèmes forestiers.

Elle a souligné l’importance cruciale pour la RD-Congo de participer aux décisions relatives à l’arrivée, à la gestion et au décaissement de ces fonds, afin d’assurer des résultats efficaces et durables. «Il est important que la RD-Congo intègre la structure de gouvernance du Fonds CAFI, c’est capital. Nous devons décider ensemble des fonds qui arrivent, comment ils arrivent, et comment ils sont décaissés. Si nous voulons obtenir des résultats efficaces et durables, nous devons être présents là où les décisions se prennent», a insisté la ministre.

Lors d’une réunion de haut niveau, les ministres en charge des Forêts des pays bénéficiaires ont exprimé leurs préoccupations concernant la lenteur des décaissements et ont appelé à instaurer un climat de confiance entre les États et le Fonds. Marie Nyange a rappelé que l’argent alloué vient au nom des États, et qu’il est essentiel de laisser ces derniers prendre le leadership pour garantir la durabilité dans le temps.

Alain Noudéhou, directeur exécutif du bureau du Fonds d’affectation spéciale multipartenaires des Nations unies -MPTFO-, a salué les dix ans d’existence du CAFI comme une «histoire de succès», marquée par des défis relevés ensemble et des leçons tirées. Il a encouragé à passer à l’étape suivante, en mobilisant des instruments innovants pour amplifier l’action et en simplifiant davantage les processus pour maximiser l’impact.

Les participants ont également reconnu l’urgence d’investir dans l’amélioration des conditions de vie des communautés locales et des peuples autochtones dépendant des forêts. Ils ont convenu de rendre visible le rôle déterminant des forêts du bassin du Congo dans la régulation mondiale du climat, en s’appuyant sur des données scientifiques fiables et en mobilisant des instruments innovants.

Mymye MANDA

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