
À Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Shabani Lukoo Bihango, a tiré la sonnette d’alarme, mardi 9 septembre, sur l’occupation illégale des concessions industrielles par des exploitants artisanaux. Il s’exprimait lors de l’ouverture d’un atelier de haut niveau initié par la Chambre des mines de la FEC, en partenariat avec l’ITIE-RDC et l’IDAK. Pendant quatre jours, cette rencontre réunit les représentants du gouvernement central et provincial, les entreprises minières, les institutions de contrôle, les partenaires techniques ainsi que les communautés locales. L’objectif: réfléchir ensemble aux solutions permettant d’instaurer une gouvernance minière équilibrée, respectueuse des enjeux économiques et sociaux.
Le numéro deux du gouvernement a rappelé que la volonté du Chef de l’État est claire: «faire du secteur extractif un véritable moteur de développement». «L’encadrement et la formalisation de l’exploitation artisanale sont indispensables, car cette activité fait vivre plus d’un million de RD-Congolais», a insisté Shabani.
Pour le VPM, la transformation du secteur passe par une gestion transparente et inclusive. «Seule une politique transparente, axée sur la justice sociale, la sécurité et la redevabilité permettra de transformer cette exploitation en un levier de croissance inclusive, capable de renforcer la cohésion sociale et de favoriser l’émergence d’une classe moyenne», a-t-il souligné.
La sécurisation des sites miniers a également été au cœur de son message. Jacquemain Shabani a rappelé les instructions présidentielles visant à mettre fin à la présence irrégulière d’hommes en uniforme dans les concessions. Les travaux de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière -CNLFM- au Haut-Katanga et au Lualaba doivent, selon lui, servir de base à des mesures concrètes. À l’issue de l’atelier, une feuille de route sera adoptée. Elle devra orienter l’État et ses partenaires vers des solutions durables contre l’envahissement des sites miniers, dans un cadre de «dialogue et de responsabilité partagée», a conclu le vice-Premier ministre.
Siméon TUENDELE
