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LMC: ADG et ADF la main dans le sac

Opération mains propres aux Lignes maritimes congolaises -LMC- après l’examen d’un rapport d’audit récemment diligenté par la tutelle administrative, le ministère du Portefeuille. Le conseil d’administration de cette entreprise publique se réunit le mardi 5 décembre pour matérialiser les décisions prises le vendredi le 1er décembre contre l’ADG Caroline Mawandji Masala et l’ADF Daniel Lukasu, apprend-on d’une source proche du ministère du Portefeuille. Ce jour-là, le conseil d’administration des LMC a retiré la délégation du pouvoir à Mme l’ADG Mawandji et mis fin aux fonctions de l’ADF Lukasu pour mégestion caractérisée à l’issue d’une réunion consacrée à l’examen du rapport d’audit concernant tout le staff dirigeant de l’entreprise. Les administrateurs ne pardonnent pas à l’ADG Mawandji et l’ADF Lukasu, pris la main dans le sac, le fait d’avoir dilapidé la somme de 2,8 millions dollars américains empruntés à FBN Bank pour mettre des agents à la retraite et alléger les charges sociales.
A en croire la même source, l’enquête démontre que les deux présumés suspects n’ont pas utilisé cet argent pour ce faire. «L’argent a servi à des dépenses somptuaires. On évoque des retraits des chèques de 100.000 dollars et 50.000 dollars en faveur respectivement de Madame l’ADG et de Monsieur l’ADF des Lignes maritimes congolaises. Pendant ce temps, les agents et cadres qui ont atteint l’âge de la retraite sont toujours là, les charges sociales croissent davantage et le siège social de l’entreprise hypothéqué», laisse-t-on entendre.
Le conseil d’administration accuse également le duo Mawandji-Luaksu d’avoir loué un navire avec une charge de 8500 dollars par jour pendant une année sans passer par le circuit classique, notamment le contact avec un agent maritime qualifié. Le navire loué ne correspond pas à la capacité des frets de la LMC. Ces derniers jours, il s’observe une grogne sociale née de cette situation tant au siège social à Kinshasa qu’au siège d’exploitation à Boma. Les agents alignent douze mois d’arriérés de salaires et  des syndicalistes ont été abusivement licenciés.

Natine K.

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