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Les cinq retombées attendues après la sortie officielle de Kinshasa de la liste grise du GAFI

C’est la fin de quatre ans de surveillance. Dans son communiqué N°028/CAB/MIN/FINANCES/2026 du 30 octobre, le Ministère des Finances officialise le retrait de la République Démocratique du Congo de la liste grise du Groupe d’Action Financière -GAFI. La décision consacre la réalisation des 23 actions du plan convenu avec le GAFI. Entre 2022 et décembre 2025, les chiffres sont éloquents: environ 540 contrôles sur pièces et sur place menés par la CENAREF, l’ARCA et la BCC, 246 enquêtes ouvertes, 100 poursuites judiciaires initiées, 31 saisies et 13 confiscations d’avoirs criminels pour un montant estimé à 46,75 millions de dollars. Le ministre Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi salue «une étape majeure pour l’intégrité du système financier et la crédibilité financière internationale de la RDC», qui «témoigne des efforts conjugués de nos institutions».

Il remercie le Secrétariat du GAFI, le GABAC, l’ESSAAMLG et les partenaires techniques et financiers. Qu’est-ce que cela va changer concrètement ? 1. La confiance retrouvée Fin de la surveillance renforcée. C’est un signal positif pour la crédibilité du pays, de nature à renforcer la confiance des investisseurs. 2. Des paiements internationaux facilités Le retrait devrait consolider les relations de correspondance bancaire et faciliter les paiements transfrontaliers. 3. Un commerce boosté Des échanges commerciaux internationaux plus fluides, avec moins de blocages et de délais. 4. Plus d’investissements Le communiqué cible notamment les secteurs minier, énergétique, industriel et des infrastructures, où la mobilisation des investissements était freinée par la perception du risque. 5.

Des transferts moins chers

À terme, l’amélioration du climat des affaires et de l’intégrité financière doit tirer les coûts vers le bas. Le ministère des Finances reste lucide: «La concrétisation de ces opportunités dépendra de la poursuite des réformes engagées, du renforcement de l’intégrité du système financier et de l’amélioration du climat des affaires». Le Gouvernement, conclut le Directeur de Cabinet Alain Malata, «demeure déterminé à préserver les acquis obtenus et à faire de cette reconnaissance internationale un levier durable de croissance économique, d’investissement et de création d’emplois, au bénéfice du peuple congolais».

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