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Le Kwango oublié dans la mission de réconfort des victimes de Kwamouth

Incroyable mais vrai, la province du Kwango issue du Grand Bandundu est oubliée dans la mission du gouvernement dépêchée dans la ville de Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, pour consoler les populations victimes des troubles survenus à Kwamouth, dans le Maï-Ndombe. En effet, dans l’ordre de mission signé le 14 octobre 2022 par le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, la province du Kwango n’est pas représentée. Sur les 8 membres du gouvernement dépêchés sur terrain dont 6 sont originaires du Kwilu, 1 du Maï-Ndombe et 1 non originaire du Grand Bandundu mais chargé des Affaires sociales, la province du Kwango n’a aucun représentant. Et pourtant province démembrée du Grand Bandundu et ayant accueilli plusieurs victimes du conflit Teke-Yaka dans le territoire de Kwamouth. Est-ce par oubli ou le Premier ministre l’a fait sciemment? Comment comprendre que les acteurs politiques du Kwango qui ont pris part dans toutes les rencontres visant à trouver des pistes de solutions au conflit interethnique qui paralyse une partie du Grand Bandundu soient oubliés dans une telle mission? Est-ce parce que le Kwango manque des représentants au sein du gouvernement?

Voilà des questions qui taraudent les esprits des Kwangolais qui ne comprennent pas que, depuis le début du conflit qui prévaut à Kwamouth, le Kwango est toujours partie prenante à chaque réunion allant dans le sens de trouver une solution à cette situation. Kwango accueille aujourd’hui un plus grand nombre des déplacés. Mais cette province est oubliée dans l’ordre de mission du Premier ministre, Sama Lukonde.

Dans l’entendement de nombreux Kwangolais les plus avertis, cette manière de faire démontre combien le Kwango subit les conséquences de la politique de la terre brûlée pratiquée par la vieille classe politique de cette province depuis l’époque de Mobutu ou un homme était habitué à écraser les autres au nom du Kwango. Nombreux d’entre eux se souviennent même que cette marginalisation dont le Kwango est victime aujourd’hui a été vécue entre 1990 à 1996 lorsque le Kwango n’avait qu’un ministre, aucun mandataire, aucun général d’armée, ni secrétaire général, ni route, ou encore école construite, ou centre de santé, etc.

Voilà ce qui prouve à suffisance que le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi doit changer sa stratégie en ce qui concerne cette province en diversifiant des partenaires politiques au lieu de continuer à se contenter d’une vieille classe politique qui n’a rien fait en retour pour le Kwango. L’histoire est un perpétuel recommencement. Face à cette injustice doublée de négligence et d’oubli, les plus avertis invitent les Kwangolais à ouvrir l’œil et à éviter le sentiment et la politique de clanisme qui consiste à écraser les autres pour mieux régner et protéger ses propres intérêts.

DK

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