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La DGRAD récupère les codes sources de LOGIRAD et vise l’autonomie numérique des recettes non fiscales

Les codes sources du logiciel de gestion intégrée des recettes administratives et domaniales
-LOGIRAD- ont été officiellement remis à la Direction générale des recettes administratives, domaniales et de participation -DGRAD- vendredi 6 février, lors d’une cérémonie tenue au Centre financier et présidée par Alain Malata, directeur de cabinet du ministre des Finances.

La cérémonie a réuni plusieurs acteurs du dossier: Me Étienne Utshudi Lutula, directeur général de la DGRAD; le directeur général de la société HOLOGRAM, chargée du développement du logiciel; le secrétaire exécutif du Comité de pilotage et d’orientation de la réforme des finances publiques -COREF-; le coordonnateur du Comité technique de suivi et d’évaluation des réformes -CTR- ainsi qu’un représentant de l’Agence française de développement -AFD.

Maître d’ouvrage du projet, le CTR a conduit la réforme «Gouvernance Financière», financée par l’AFD dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement -C2D- liant la République Démocratique du Congo, la France et l’Union européenne. La société HOLOGRAM a assuré l’informatisation de la chaîne de la recette publique et le développement de LOGIRAD, sous la supervision de l’équipe projet.

Mis en production en 2023, LOGIRAD a été déployé progressivement à l’échelle nationale. Sa première phase a ciblé six secteurs économiques clés, représentant environ 65 % des recettes non fiscales gérées par la DGRAD. Après une évaluation conduite à Lubumbashi, une seconde phase de déploiement a été lancée, suivie d’une remise technique et de sessions de formation destinées aux cadres et agents de la DGRAD.

Dans son allocution, Me Étienne Utshudi Lutula a salué l’impulsion donnée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li‑Botayi, et a rappelé que LOGIRAD s’inscrit dans la vision de modernisation des services publics portée par le président Félix Tshisekedi. Il a estimé que la remise des codes sources constituait «un tournant majeur» pour l’informatisation de la chaîne des recettes non fiscales, garantissant à terme l’indépendance et l’évolutivité de l’administration.

«Les codes sources que nous venons de recevoir disposent de 13 modules déjà opérationnels, nécessitant toutefois des améliorations techniques devant être faites par la DGRAD», a déclaré le directeur général, insistant sur le défi d’autonomisation lancé à son administration pour améliorer l’outil, lutter contre la fraude et accroître les recettes.

La signature du procès‑verbal de remise et reprise formalise l’engagement de la DGRAD à assurer la maintenance et le support du logiciel. Toutefois, l’administration prévoit de recourir, si nécessaire, à l’expertise du concepteur HOLOGRAM ou de l’équipe projet «Gouvernance Financière» pour résoudre des problèmes techniques, dans le cadre d’un dispositif de collaboration encadré par le maître d’ouvrage.

LOGIRAD se présente comme un instrument destiné à traduire en pratique les textes légaux et réglementaires relatifs à l’encadrement des recettes non fiscales. Les autorités espèrent que sa généralisation renforcera la transparence, l’efficacité de la collecte et la capacité de l’État à mobiliser ces ressources.

Natine K.

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