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Kinshasa : La mesure d’interdiction de la circulation des motos à Gombe entre en application

Le mardi 13 février, quelques taxi-motos qui ont tenté de braver les mesures prises par les autorités compétentes pour stopper les marches de colère contre la coalition RDF/M23 ont été interpellés. La Police a été déterminée à faire exécuter cet ordre. Ce qui a fait qu’il n’y a pas eu de nouvelles manifestations aujourd’hui à Kinshasa. Après des marches pendant deux jours devant les sites diplomatiques à Kinshasa, le gouvernement RD-congolais a décidé de prendre des mesures sévères à l’encontre des fauteurs des troubles.

Au terme d’une réunion avec les services de sécurité dont la Police nationale congolaise -PNC-, le lundi 12 février, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Peter Kazadi, a voulu réguler autrement la situation. Sur ses ordres, la Police a été à pied d’œuvre le mardi 13 février. Objectif: pas de moto en ville et les badauds avisés quant à leur présence sur le boulevard et la ville.

«Nous sortons d’une réunion avec le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur. D’une manière brève, nous avons évoqué la situation sécuritaire de la ville de Kinshasa. À l’issue de cette réunion, plusieurs décisions ont été prises. À partir de ce mardi, interdiction formelle de voir les motos circuler dans le centre-ville, toutes les motos qui seront trouvées en ville seront d’abord saisies, ensuite l’utilisateur ou encore le propriétaire sera mis en détention. Tous ces badauds qui ne font rien et circulent sur le boulevard seront tous arrêtés et mis dans un lieu de détention pour qu’ils répondent de leurs actes», a expliqué, le lundi 12 février, après réunion avec le VPM de l’Intérieur, le Commissaire général de la Police en RD-Congo, le Général Alonga Boni.

«La Police va sécuriser le centre-ville et ses coins stratégiques. D’où cette mesure d’interdiction d’attroupement en ville. Il leur est donc strictement interdit de circuler dans la ville, les revendeurs compris. Tout attroupement en ville est interdit. Nous ne pouvons plus voir 5 ou 6 personnes en groupe en ville. Nous rappelons que rien ne sera comme avant, la Police passe à la vitesse supérieure. L’acte posé pendant deux jours successifs a été largement suivi et tout le monde a suivi le message. Il est temps d’arrêter et laisser les choses marcher normalement. Les gens ont droit de travailler normalement», a-t-il ajouté.

Des manifestations de deux jours ont visé certaines ambassades à la suite, selon les manifestants, de leur soutien à la rébellion du M23 en passant par le Rwanda. Le gouvernement RD-congolais a condamné ces actes et renforcé la sécurité autour de ces ambassades et de la MONUSCO à Kinshasa. Le weekend, lors du premier jour de ces manifestations, deux véhicules de la MONUSCO avaient été brûlés.

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